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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 23:26
Ouais donc je me suis engagée dans une tache plutôt longue et pénible autant le dire tout de suite XD
 J'ai pu mettre la main sur le pamphlet de la tournée de Dir en grey, appelé Dozing green. Ce petit bout de papier est super interessant puisqu'il réunit les interviews de chaque membre du groupe, soit 4 pages par personnes.

Je crois que ça sert à rien de dire que je me suis précipitée sur l'interview de Kyo ^^ qui est ma foi très interessante. J'adore sa façon de penser et je suis d'accord avec lui sur pas mal de points en fait hehe.
Bon je livre ici que la première partie de mon travail (c'est à dire 2 des 4 pages que j'ai écris sous Word pour le 
moment ...fiuuu...). Les questions du journaliste semblent bizarre mais c'est pas ma faute XD (enfin presque pas...)
Ah oui.. désolée pour les fautes de français et d'orthographe.




-----------KYÔ-------------------

08/08/2007

In Copenhague, Danemark

"La propre estime qu'on a de nous même est vraiment très basse. Peut importe à quel point notre album est bon, ou si on a fait de bonnes prestations, ce ne sont que des choses éphémères."

"Peut importe combien de temps on va rester ensemble, il est inutile de ressasser des choses telles que " ah c'était bien ce qu'on faisait à cette époque... ".

8 août. En ce qui me concerne, " c'est le dernier jour ". En vérité la tournée européenne continue encore avec Munich (le 15 août), mais moi je m'arrête à Copenhague. Je les quitterai pour rentrer au Japon. Il y a toutes sortes de raisons à cela, mais c'est surtout que je dois au plus vite rentrer et remettre en ordre les cinq interviews, et rien que cela suffit à me justifier.

Le dernier qui reste à interviewer c'est Kyô. La troupe vient tout juste d'arriver à Vega, l'endroit où aura lieu ce soir le concert, et il y a encore des membres du groupe qui sont restés dans le bus pour continuer à dormir. En y pensant, entre la dernière prestation à Stockholm et maintenant, il ne s'est écoulé qu'une demi journée, et ils viennent tout juste d'arriver. L'interview se déroule dans la salle, dans un coin du bar. Sur la scène commencent déjà les préparatifs pour le concert.

Pour cette tournée européenne, vous êtes revenu dans des villes déjà visitées.

Kyô : C'est vrai. En fait en ce moment, je pense beaucoup à briser ma coquille... Comment m'y prendre, j'y réfléchis encore. Mais j'ai la sensation que je peux m'en sortir. Cette coquille est tout juste en train de se fissurer. A partir de là, j'avais bien envie de faire une tournée, d'une manière ou d'une autre.

Ce procédé serait-il dans la continuité de la tournée avec les Deftones ?

Kyô : Oui. Lors de cette tournée, il n'y avait pas tant de concerts pénibles que ça et ce n'était pas tellement une épreuve à traverser pour moi. En vérité, le dernier concert était je pense très bien, mais je souffrais au point de me demander pourquoi j'en étais arrivé là (rire), je continuais à me poser des questions. De là, j'ai pu continuer dans cette tournée à creuser ce sentiment, et j'en suis content. Laisser tout cela en plan n'aurait eu aucun sens, pour moi.

Lors de votre dernière date US en février en tant que première partie, vous avez à plusieurs reprises exprimé le fait que quelque chose était comme " venu à vous ". Je pense que vous avez ressenti ce que c’était d’en avoir pleinement conscience, je me dis que, encore maintenant, vous vous êtes rapproché de très près de ce même état d'esprit n’est-ce pas ?

Kyô : En effet. Il y a beaucoup de groupes qui, peut importe le nombre d’années passées, font des concerts où rien n’a vraiment changé… Vous achetez leurs cds et peut importe lequel vous écoutez, c’est plus où moins pareil… Moi je ne veux pas de ça. Je voudrais que quelque chose soit différent rien qu’en regardant. Je ne sais pas si c’est un bon ou un mauvais changement du point de vue du spectateur mais… si la croissance s’arrête alors ça sera la fin pour moi. Je suis du genre à penser de la sorte : " je me dois de rechercher de nouveaux Moi ". Et en ce moment même je suis encore pleine recherche.

Cela n’a pas dû être facile de participer à cette tournée avec les Deftones. D’un point de vue extérieur il est déjà arrivé qu’on se demande " pourquoi font-ils cela ? ". Selon vous, quel sens donnez-vous à cette tournée ?

Kyô : Que dire… Ce n’est pas qu’il n’y a pas de sens à cela mais j’ai choisis de ne plus réfléchir ni aux résultats ni à la valeur que cela comporte. Ca serait sans fin ! Et au final je n’y comprends pas grand chose. Ce n’est pas quelque chose que l’on peut voir, ni quelque chose que l’on comprend directement. Tout cela prendra bien forme un jour. C’est donc au final une chose doit être en devenir. Comme par exemple en intégrant tous ces éléments pour faire de la musique ou des live qui nous correspondent à tous, pour le moment je n’ai pensé qu’à ça. Si on arrive à mettre tout ça en pratique alors on aura finalement eu un résultat. Mais si ce résultat n’arrive pas alors on pourra se dire que ça devait s’arrêter là et qu’on est allé jusqu’au bout. 

Si j’en reviens à cette histoire d’estime de soi, généralement quand on demande directement aux gens ce qu’ils pensent du groupe, il n’en disent que du bien. Vous ne vous laissez bien entendu pas du tout manipuler par ce genre de propos ? Je sais bien qu’à la base ce n’est pas vraiment leur but mais… (rires).

Kyô : Oui, on en revient ce que j’ai déjà dis avant, mais l’estime que j’ai de nous même est très basse. Même si des gens disent de nous : " Dir en grey je leur donne 80/100 ", pour moi ce ne sera que 10/100 environ (rires). Peut importe à quel point l’album est bien, ou si on a fait un bon concert, ce ne sont des choses au présent. Je refuse de me dire plusieurs années après " ah ce qu’on a fait à cette époque c’était bien ! ". Cette façon de penser ressort dans la personnalité je présume. Ou encore sur scène. Et quand j’y suis je ne veux absolument pas oublier cette mentalité d’en vouloir toujours plus. Je ne me permets pas de me dire rien qu’une seule fois des choses du genre : " Si on pense ça de nous, alors c’est bon ! " ou encore " On a été repéré par Korn et les Deftones ". Je suis du genre à penser que cette façon d’être est des plus stupides. En aucun cas je pense que notre musique est mauvaise mais j’ai toujours eu une très basse estime de nous même (rires). 

Alors par exemple pour Marrow of a Bone, vous vous estimez plutôt en bas par rapport à la perfection ?

Kyô : On est en dessous ! On est trèeees bas ! (rires). Il y a beaucoup de passages où je me dis " ah ca aurait été mieux comme ceci ou cela… ", en ce qui concerne les paroles, la façon de chanter, ou encore la balance général de l’album… Cette fois encore l’estime est bien basse (rires). Si on me demandait de choisir 20 morceaux à ré-enregistrer, je pense que je prévoirai pas mal de place pour cet album (rires). D’habitude, environ deux ans après la sortie d’un album on peut continuer à se dire : " ouais c’est pas trop mal ", mais dans mon cas un ou deux mois suffisent pour que j’ai déjà envie de corriger certains morceaux (rires). Bien entendu comme les morceaux continuent d’évoluer en concert, il arrive qu’il y ai des parties que j’ai vraiment envie de refaire… Comme par exemple corriger une respiration bizarre, il y a plein de choses que j’aimerai reprendre. C’est vraiment difficile de trouver son souffle. Objectivement je ne trouve pas ça parfait. Mais lorsque j’écoute d’une nouvelle oreille et que je me rends compte de tous les passages où je me suis dis " wouah ! c’est mauvais ! ", forcement j’ai envie de les refaire ! Lors des concerts les parties que j’aimais pas changent, mais sur le CD rien ne change ! Bon, je pense que ceux qui écoutent l’album ne se rendent pas compte de tout, mais dans ces passages qui ne me plaisent pas, j’aurais eu envie par exemple d’y mettre plus d’émotion ou alors essayer une approche différente, il y a plein de choses qui ressortent. Et à ce propos je me dis que parfois il y a trop d’anglais. 

Mais ce n’étaient pas des chansons que vous aviez envie de chanter en anglais ?

Kyô : Bien sûr il y a des parties qui étaient en résonance avec le morceau lui même mais je pense qu’il y a aussi des parties où il pourrait y avoir un contresens. Je me disais " maintenant qu’on a une activité à l’étranger, il y a peut être des gens qui ont réagis face à ça " (rires). Donc voilà ça englobe jusqu’à ces petits détails ! 

Le fait qu’il y ai certains morceaux que vous ne vouliez pas jouer en live n’a aucun rapport avec le fait que votre estime de vous même soit basse n’est –ce pas ? Ce serait plutôt votre propre ressenti qui est en constant changement non ?

Kyô : Oui c’est vrai. La différence entre TMOAB et WTD se trouve dans l’ambiance que contient les morceaux. Dans MOAB qui a un aspect sombre étouffant. Dans Dir en grey, il y a autant une lumière à la Dir en grey qu’un côté prenant. Et c’est bien ce qu’on cherche à creuser je crois. Du point de vue des fans, ils doivent beaucoup se demander pourquoi on ne joue pas tel morceau qui serait populaire, ou tel morceau qui serait sorti en single et qu’on ne joue pourtant pas…. Pour être clair une bonne fois pour toute, ce n’est pas ce qu’on recherche. Objectivement l’album le plus abouti des deux serait WTD, mais la noirceur de TMOAB est ce que de Dir en grey a envie d’exprimer maintenant. 

Alors ce que vous avez envie d’exprimer est vraiment en train de changer on peut dire. 

Kyô : Oui. Quand on est rentré des US, on a composé un nouveau morceau, et après la fin de cette tournée on va commencer à enregistrer . Et ce que je pense faire, c’est de la musique qui représenterait ce qu’est Dir en grey. J’ai envie de composer plus de choses qu’on aurait encore jamais entendues. C’est sûr… c’est plus facile à dire qu’à faire (rires). Je suis dans ce concept en ce moment. Alors forcement c’est pas très facile à concevoir.



A suivre...

PS: Je remercie Silveric qui me file toujours les bons tuyaux ^^ Cette traduction c'est grâce à lui.

-Koto-

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Published by Koto - dans Dir en grey
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