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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 18:25

(En fait, je vais le faire en trois parties... la troisième partie sera pas longue cela dit)

 

Ça veut donc dire que le chant a été finalisé en mai 2012 environ ? Alors que le docteur vous avait dit de ne pas chanter plus de deux heures par jour. Vous avez fait toutes les parties vocales sans même vous ménager !? (rires)

Kyo : Est-ce que j’ai l’air d’être du genre à me ménager ? (rires) Mais je devais malgré tout guérir ma gorge, donc l’enregistrement a été le plus bref possible. J’avais tendance à penser que ça serait plus facile de faire des remakes, car ce sont de vieux morceaux. Mais en tentant l’exercice, au final ça ne change pas beaucoup d’un véritable album. En fait, c’était même assez difficile à faire. Ça prend beaucoup de temps de briser ce qui existe déjà, insérer des façons de faire plus actuelles…. Et quand tu as fini, tu te rends compte que ce n’est pas encore ça… (rires)

 

En live, vous faites beaucoup d’improvisations sur les paroles et le chant. Mais est-ce que, pour votre tournée d’avril, vous allez dorénavant jouer les chansons de la même manière que sur le mini album, qui sont un peu sous leur forme idéale ?

Kyo : Peut-être que… si on les jouait maintenant, elles auraient encore une autre forme (rires). Mon état d’esprit n’est pas si différent, entre les lives et le studio. C’est juste que là, le « moi » du moment a été capturé en studio. Mais j’ai envie que les choses restent véritablement à l’état brut.

Oh… je vois. Leur force réside dans l’émotion de l’instant. Je voulais aussi vous parler de vos tatouages. Votre premier tatouage est bien le papillon bleu sur votre bras droit, n’est-ce pas ?

Kyo : En effet. C’était 12, 13 ans plus tôt, juste après avoir sorti Macabre. Il n’y a aucune signification, ni même aucun raison à ce tatouage. Et j’ai eu mes problèmes aux oreilles pendant la tournée de cet album…

 

Vous avez dû reporter plusieurs concerts à cause de vos problèmes de surdité. 

Kyo : Oui. Et c’est à ce moment-là que je me suis aussi fait des piercings le visage.

 

Lors de la tournée qui a suivi votre rétablissement, vous avez surpris tout le monde en montant sur scène avec, d’un coup, plein de piercings et un tatouage. Les gens ont plein de raisons de se faire tatouer, ça peut aider à ordonner ses sentiments par exemple. Qu’en est-il pour vous ?

Kyo : Pour mon cas, je n’ai aucune raison. Je le fais parce que j’ai envie (rires). C’est aussi simple que ça. C’est classique de penser qu’il faut absolument avoir une raison, que ça va rester à vie, que ça fait mal…. Et que c’est pour ça que ça prend toute sa signification. Mais pour moi ce n’est pas forcément une évidence le fait que tout doit avoir une raison. Il se trouve juste que ce que j’ai fait, je suis obligé de le garder à vie, c’est tout… (rires).  C’est bien comme ça, non ? J’ai fait tatouer un papillon parce que c’était ce que je voulais à ce moment précis. Cependant, par la suite, je m’en suis vraiment lassé, alors je l’ai masqué avec autre chose (rires). Je trouvais qu’il n’allait pas avec le style que j’ai adopté par la suite.

 

Depuis le début c’est Sezuki san (qui travaillait avant pour NS7 DEPT. Mais elle a déménagé en Allemagne) qui fait vos tatouages, n’est-ce pas ?

Kyo : Au début c’était Sezuki san, et ensuite il y en a certains faits à l’étranger, ou par une connaissance à Osaka. J’ai fait le tatouage au cou à l’étranger, environ 5 minutes après avoir terminé un concert (rires). J’ai demandé à une personne qui était avec nous en tournée s’il connaissait quelqu’un de bien et il m’a dit connaître une personne,  que je lui ai donc demandé d’appeler. Une fois le concert terminé, cette personne se trouvait dans la salle (rires). On devait bouger tout de suite, pour les prochaines dates. Sans attendre, il m’a tatoué comme ça, alors que j’étais plein de sueur (rires). Je ne peux donc pas vraiment dire que mes tatouages ont beaucoup de sens. Par contre, pour celui du dos, j’avais dit à Sezuki san que je voulais une divinité. J’avais déjà le Fenghuang et le dragon, ces deux-là étaient ce que j’avais de plus imposant.  Et pour l’ensemble du dos, il fallait que je fasse quelque chose d’encore plus grand, afin de garder un équilibre. Alors qu’on discutait de mon envie de me tatouer une divinité, on a commencé à parler du fait que j’aimais bien la déesse Senju Kannon. Et on a donc décidé que ça serait elle qu’on représentera.  Et elle a accepté de le faire.

 

Quand avez-vous fait le tatouage de Senju Kannon ? Vous avez surpris tout le monde en arrivant en fin d’année 2011 avec ce tatouage, personne n’était au courant.

Kyo : En juillet. Et dans un laps de temps le plus court de sa carrière, d’après Sezuki san (rires). Comme elle n’aurait jamais pu terminer avant le début de la tournée, je devais venir chez elle tous les jours, un peu comme si j’allais à l’école. A la base ça devait être 3, 4 heures par jour. Mais c’était encore insuffisant pour terminer à temps, donc à la fin, on a fait 7,8 heures d’affilées sur deux jours. J’étais un peu engourdi, à tous les niveaux (rires). Elle avait déjà fait Senju Kannon avant, sur d’autres clients, mais ils ont arrêté au bout de la 6e ou 8e main. Ce qui fait mal, c’est qu’il y a beaucoup de mains et beaucoup de chapelets. Au début je n’étais pas trop partant, mais bon, étant ma divinité préférée de Kyoto, et d’autres avant moi ayant abandonné à cause de la douleur… je me devais d’aller jusqu’au bout. Il semble que beaucoup de tatoueurs soient aussi très réticents. Quand on leur demande de faire une image aussi précise, de cette taille et avec un tel niveau de qualité… habituellement, ils ne sont pas très contents. Mais Sezuki san est de nature très curieuse (rires). Elle aime les détails dans l’image, et c’est pour ça qu’on s’est bien entendu, sur beaucoup de points.

 

La qualité de l’œuvre est élevée grâce au fait que vous soyez sur la même longueur d’ondes.

Kyo : Malgré la douleur physique que cela allait impliquer, les discussions continuaient de prendre l’ampleur. Même si je faisais Senju Kannon sur tout mon dos, le haut resterait sans rien. Et ça faisait un peu trop vide. La liaison avec le reste ne rendait pas très bien. Alors je lui ai demandé si elle ne pouvait pas faire quelque chose dans un style se rapprochant de celui de Itô Jakuchû, aimant beaucoup ses peintures. Comme une image qui serait basée sur une histoire de la divinité. Sezuki san aime beaucoup Jakuchô aussi, elle m’a donc fait quelques propositions, auxquelles j’ai rajouté d’autres idées. De la sorte, ça a fini par dépasser le cadre du dos et on a empiété sur les clavicules (rires). Elle me disait que le blanc était la couleur qui faisait le plus mal, mais que c’était la meilleure option pour telle partie. Et je pensais pareil. Lorsqu’elle essayait de me tatouer la couleur, elle avait du mal à prendre sur ma peau, ce n’était pas facile. Et de mon côté, l’étendue de la douleur se propageait de plus en plus et elle était de plus en plus profonde ( rires). Et on continuait d’agrandir l’image en rajoutant des nuages, et les pieds… Impossible de savoir quand ça allait s’arrêter. Et quand la couleur blanche a été posée, une fois la croûte sur la peau effritée, on voyait que la couleur n’était pas restée et qu’il fallait tout recommencer. Cette situation est arrivée pas mal de fois. 

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Published by Koto - dans Dir en grey
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commentaires

Claire 11/10/2013 17:44

Kyaaaaaaaaaaaaaa je savais que Sezuki san avait tatoué Kyo mais je savais pas que c'était elle à l'origine que ce magnifique tatouage de Kannon qui est vraiment ce que j'ai vu de plus beau je
crois... Quand j'ai entendu le nom de cette tatoueuse assimilée à Kyo j'ai été sur son site et j'en étais malade, j'ai jamais vu des tatouages pareil et je tuerais pour me faire tatouer par elle,
mais si faut en plus aller en Allemagne T_T (elle est localisée à Shibuya sur son site...)

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