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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 16:16

Je tiens à remercier Miyuu et son bog sur Dir en grey, ainsi que la personne qui a posté le lien des scans :)

http://miyuu.skyrock.com/

 

Partie 1 :

 

Le 10 octobre, soit 8 mois après l’annonce d’une pause dans ses activités,  le groupe revient à la vie sain et sauf pour leur concert au Shibuya AX.  Au centre de la scène se trouve Kyo, comme enveloppé d’une étrange exaltation, et il ne semble montrer aucune inquiétude,  ni même être perturbé par l’éventualité que sa voix puisse lui faire défaut ce soir. Il enchaine les exclamations et  les rugissements avec ardeur. Après avoir été diagnostiqué un nodule au cordes vocales, et d’un handicap à la voix, il doit être inquiet pour sa vie même d’artiste. A quoi pense-t-il lorsqu’il crie ? A l’occasion du single Rinkaku, voici l’interview personnelle de Kyo, qui va nous permettre de rentrer dans le vif du sujet, soit dans l’esprit du Kyo d’aujourd’hui.

 

                Ca fait longtemps que je ne vous ai pas interviewé.

Kyo :  Oui.

 

                Et ça fait aussi longtemps que vous n’aviez pas fait de concert, le dernier étant il y a trois jours seulement. Une réaction ?

Kyo : Sans rentrer dans le détail pour le moment, je crois que c’était un concert tout à fait normal pour moi. Je n’ai ni eu une approche plus réfléchie,  ni même trop pensé à comment me conduire.

 

                Donc, comme d’habitude alors ?

Kyo : Oui. Je n’ai pas du tout pensé au fait que c’était le premier concert depuis longtemps, ou que j’avais eu une période de repos.

 

                Ah vraiment. Lorsque vous êtes apparu sur scène, la réaction du public a été extrêmement intense, qu’avez-vous ressenti face à cette réaction ?

Kyo : J’avais mes oreillettes donc je n’ai pas vraiment bien entendu, mais je me souviens m’être dit que leur voix était vraiment forte. Cependant, je voulais me concentrer sur la scène, donc je n’ai pas trop prêté attention.

 

                Et comment c’était du côté de la scène ? Cela faisait longtemps que nous n’étiez pas monté sur scène tous les 5.

Kyo : Je n’ai pas réellement conscience des autres membres du groupe, je ne les vois même pas. Donc…  Après, bien sûr, je ressens l’énergie. Et là aussi c’était comme d’habitude. Aucun n’était particulièrement nerveux.

 

                Vous n’avez pas vraiment ressenti la période à vide, due à votre pause…

Kyo : A vrai dire, je n’ai pas eu cette impression de pause. Pour moi c’était pareil que les périodes de temps libre qu’on a jusqu’au prochain concert.  Et il y a beaucoup de choses que je veux faire à côté, j’avais donc pas le temps de rester à rien faire.

 

                Qu’avez-vous fait pendant cette période ?

Kyo : C’est peut être pas ce que vous imaginiez.  Tout le monde autour de moi doit croire que j’étais en train de me reposer, moi et ma gorge….  Mais ça ne peut pas être plus loin de la vérité.

 

                Vous ne vous êtes pas reposé ?

Kyo : Je n’ai pas arrêté de bouger. Quand vous passez votre temps à vous dire « J’ai pas le temps ! J’ai pas le temps ! Les jours sont bien trop courts ! », et bien, en un rien de temps c’est déjà le moment de retourner sur scène. C’est pour ça que le concert au AX s’est fait tout naturellement.

 

                En effet. Je vais de nouveau poser la question donc, qu’est-ce que vous avez fait pour être aussi occupé ?

Kyo : Occupé par mes centres d’intérêts tout simplement. Il y a de plus en plus de choses que j’ai envie de faire. C’est toujours en rapport aux moyens d’expression. Ces envies ont commencé à se multiplier bien avant cette période de pause. Mais je n’avais jusque là jamais eu le temps. Et comme j’ai pu dégager assez de temps libre cette fois là, je m’y suis mis à fond.

 

                Ces moyens d’expression dont vous parlez, c’est à part du groupe n’est-ce pas ?

Kyo : En effet. Cela concerne les moyens de m’exprimer moi. Je ne me mets pas forcément plus en avant, mais j’essaye de multiplier les moyens d’approfondir le champ visuel en moi, d’extérioriser. C’est à ça que j’étais occupé. C’était des travaux visant à élargir mes capacités.


                Maintenant que le groupe est de nouveau en activité, vous n’allez plus pouvoir y travailler pendant un moment…

Kyo : Non, pour moi tout est sur le même plan. Aucun ne passe avant ou après l’autre.  Je ne pars pas en me disant que je vais pouvoir le faire, tant que cela n’est pas une gêne pour le groupe. C’est pour ça que je continue de le faire.


 

Cela doit être difficile de ne mettre en priorité aucune activité.

Kyo : Pour moi, je trouve cela pénible de prendre mon mal en patience pour les choses que j’ai vraiment envie de faire, et de faire passer les autres tâches avant.  Bien sûr le groupe fait partie des activités principales pour moi, et je comprends bien qu’avec le label, il y a beaucoup de choses en mouvement. Mais ce n’est pas une raison pour mettre des barrières aux choses que j’ai envie de faire, c’est chiant. Je veux rester dans une démarche sincère, pure.

 

                Est-ce un sentiment qui s’est amplifié pendant votre période de pause ?

Kyo : Oui c’est ça. Et en ce sens, je suis vraiment prêt à aller de l’avant.

 

                En parlant de ça, ça me rappelle que j’ai eu une interview avec Kaoru pendant que vous étiez en pause. Et pendant notre conversation, il a semblé avoir envie d’une carrière solo. Et il m’a dit à ce moment là : « On m’encourage beaucoup dans mon entourage à le faire, à juste essayer de créer quelque chose pour voir, mais je ne peux m’empêcher de penser au groupe. »

Kyo : C’est aussi une autre façon de voir les choses.


 

                En fait, je pense que comme pour Kaoru, être membre d’un groupe c’est avoir des sentiments contradictoires, une bataille entre l’égo et le groupe.

Kyo : Oh… peut être que l’avis que j’ai sur la question est influencé par les problèmes avec ma gorge.  Je crois que j’ai réfléchi à ce qu’aurait donné une carrière en solo, si je ne pouvais plus chanter mes chansons. Peut être.

 

                Oui, c’est ce que dit Kaoru. « Quand je pense à ce que ressent Kyo…  je ne peux pas. ».

Kyo : Mais il peut faire ce qu’il veut maintenant. Ca rejoint ce que j’ai dit plus tôt, et si c’est un effort pour la personne, alors ça en devient pour moi aussi, et on en arrive à ne plus pouvoir faire ce qu’on désire vraiment, et je ne veux pas ça. On doit le faire avec une vraie envie derrière.  

 

                Je comprends. Je compte revenir sur ce sujet plus tard, mais là j’ai envie de parler de l’état de votre gorge, qui était déjà mauvais bien avant.

Kyo : Cela fait quelques années que c’est le cas. J’en suis pas encore au stade d’avoir un polype, mais ça fait depuis longtemps que j’en suis pas loin. Lorsque que je suis en tournée, il grossit et durcit. Une fois la tournée terminée, il rétrécie de nouveau. Mais quand on est en studio, il grossit encore on dirait. Et je sais très bien que si je continue à ce rythme encore et encore, ça va mal se finir. J’ai vu une radio de ma gorge à l’hôpital. Mais bon… on a de nouvelles dates qui se sont confirmées pour la tournée, je n’ai pas le temps non plus de reposer ma gorge, je n’ai plus qu’à endurer tant bien que mal…

 

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Published by Koto - dans Dir en grey
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