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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 17:28

La suite et fin de l'interview, qui ma foi finit sur une note plutot nostalgique...

 

 

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Votre setlist n’était pas la même d’un jour à l’autre. Vous vous êtes tous concerté pour la faire ?

Oui. Je fais d’abord une proposition, puis chacun la modifie. Mais par contre, on avait convenu dès le début que la chanson d’ouverture de la première journée, serait celle de fermeture de la seconde date.

Pour avoir fait les deux dates, je peux dire que l’impression laissé a été assez différente entre les deux jours. J’ai eu la sensation que pour le premier soir, vous étiez tous plus concentré sur l’envie de bien faire. Et puis le second soir, c’était tout le contraire. Vous étiez tous en train d’envoyer de l’énergie, vous étiez plus ouvert vers l’extérieur.

Je suis content que vous ayez eu cette impression. En vérité, nous avons eu des problèmes de son le premier jour. Ce n’était pas des conditions optimales pour jouer. J’avais l’impression de jouer tout en me débattant avec ces problèmes. Alors que pour le 2ème jour, c’était vraiment bien, on ressentait une grande libération.

Le son était assez lourd pour la première. Et j’ai eu l’impression que le son était plus clair, plus net pour la seconde date.

C’est parce que la résonnance de la salle est forte. Et donc, le son circule comme un bloc dans tout l’espace. En plus de cela, l’ingénieur son n’était pas le même d’une date à l’autre, d’où le fait que les impressions soient différentes.

Aviez-vous ce sentiment d’accomplissement après avoir terminé ces deux dates ?

Pour le tout dernier Vinushka ; je me suis dis « Alors c’est la fin ? », et j’ai décidé d’y mettre un terme à cet instant précis. Ensuite, quand le son s’est enfin arrêté, j’ai pensé : « Ouais !! Je l’ai fais ! ». Pourtant, c’était plutôt du soulagement que je ressentais au moment où j’étais en face de tout le monde.  J’étais content d’avoir pu faire un bon concert. Et pas seulement vis-à-vis de mon jeu de guitare, c’était aussi parce qu’il y avait eu une vraie connexion entre les personnes.  Il y a des hauts et des bas dans une tournée ordinaire. Quand on pense que tout se passe bien, tout peut retomber. Alors j’étais content qu’on ait pu faire un live particulier dans une salle spéciale.

Ce sera un concert qui aura un grande signification pour Dir en grey n’est-ce pas ?

Au final, oui. On n’avait jamais vraiment pensé au Budokan jusque là. On l’avait déjà fait 4 fois par le passé. Et on se disait que quand la salle sera libre, on pourrait le tenter. Et je suis très content qu’on se soit lancé cette fois. J’ai l’impression qu’on a pu faire un concert de Dir en grey qu’on ne peut voir qu’au Budokan.

Vous pensez le refaire bientôt ?

Pour le moment, ça ira. Je suis assez fatigué (rires). Et au vues des préparatifs nécessaires, je n’aurais pas le temps. La grandeur de la salle est telle qu’il faut tout préparer de façon très précise. Et pour être honnête, je n’ai pas envie de penser à un concert avant d’y être le jour même. Alors qu’il faut aussi penser à faire les répétitions. Le live c’est ce qu’il y a de mieux. Mais sans répétitions, c’est impossible d’unifier le groupe (rires).

Quel est le moment qui vous a le plus marqué ?

Quand le clip de « hageshisa… » est passé devant tout le public, à la fin du deuxième concert. On était en coulisses et on regardait la salle réagir. On se disait que si ils appelaient, on remonterait sur scène. Et puis lorsque que les cœurs ont commencé pendant le clip… on a été ému de l’entendre. Alors on a voulu laisser se terminer le concert sur cette note.

Vous avez aussi publié un pamphlet juste après cette date. Combiné au DVD, cela nous dessine un tableau assez exceptionnel.

Cela se concentre sur l’ambiance qu’il y avait ces jours là. C’était plus centré sur toute la tension du groupe vis-à-vis du concert, plutôt que sur le concert en lui-même. On peut voir des images des backstages aussi. Il y a des visages tendus, mais aussi de larges sourires. On s’en amuse nous même de le regarder d’ailleurs. A un moment donné, j’ai même une sacrée crampe au visage (rires).

Dir en grey comptabilise beaucoup de dates de tournées. Le fait que ce soit aussi abondant vient d’une envie des membres ?

Cela fait 3-4 ans que le nombre a augmenté. Cela correspond au moment où on a commencé à insérer des dates à l’étranger. On sait déjà dans quel endroit on va tourner quand on est au Japon. Combien de date et où… On peut déjà évaluer ce qu’on va devoir mobiliser. De la sorte, on sait déjà,  à chaque fois, quelle salles on veut et combien de concerts. Mais ce n’est vraiment pas drôle. On a donc décidé de briser cette habitude. De base, on sait déjà ce qu’il faut pour le Japon. Et on a beaucoup de staff. On rentre dans la salle le jour même, on répète et on a terminé. Alors qu’on a très peu de staff quand on est à l’étranger. Il y a beaucoup de choses qu’on doit faire par nous-mêmes. Préparer le matériel, régler le son… Mais comme ça, on a l’impression de passer un bon moment tous ensembles pendant qu’on fait nos réglages. Parfois je me demande si on pourrait aussi le faire au Japon. En 2009, on avait eu peu de staff et un minimum de matériel. On avait tourné en car, et c’était vraiment bien.

Ce n’est pas embêtant ?

C’est contraignant en effet. Mais on faisait comme cela juste avant, donc c’est juste une continuité. C’était assez drôle de se dire qu’on a fait un « live house » juste après avoir fait le Osaka jo hall. Le fossé était assez amusant. Quand on jouait dans les salles de banlieue du Kansai, on s’amusait de voir que c’était à la limite de la « salle des fêtes ». On plaisantait en se demandant si on allait vraiment jouer là-dedans ? C’était assez marrant.

Cela prouve que vous avez vraiment envie de faire votre musique, peut importe que ce soit une salle de 100 personnes ou une salle de 10 000.

En effet. Mais c’est les petites salles les plus intéressantes. Faut dire, c’est dans ces petites salles qu’on a commencé. Cela a été un beau challenge que d’en sortir.

Sur les petites scènes, il est difficile de pouvoir bouger à cause du manque de place, auquel s’ajoute le matériel…

C’est comme cela que ca se passe quand on va à l’étranger. Quand on est ici, il y a tout un tas de procédés. On doit jouer exactement à l’heure, on doit terminer dans les temps. On baigne dans cette atmosphère. Alors qu’à l’étranger, on tente d’organiser l’event, et on sait jamais si il va se passer un truc ou pas. Mais quand il y a des problèmes, le groupe ne peut en sortir que plus fort.

Récemment, la réputation de Dir en grey n’a cessé d’augmenter.

Non, c’est encore assez difficile. Il y a beaucoup d’artistes dans ce monde. Et pour y arriver, il faut réussir à sortir du lot, se détacher. C’est assez compliqué.

Alors pourquoi vous être engagé dans cette voie difficile ?

Pour nous, tant qu’il y a des gens qui viennent nous voir, que ce soit Osaka ou aux Etats-Unis… ça ne change rien. Mais il est compliqué d’y réussir là-bas, ou d’y arriver d’un coup même ! Bien sûr, on y va donc on a envie de montrer au gens, de leur faire écouter nos morceaux. Mais on ne peut pas faire tout ce que les artistes déjà sur place peuvent faire de façon instantanée. Du fait qu’on ne soit pas tout le temps là-bas. Quand leur album sort, ils font 3-4 tournées en une année ; mais nous on ne peut pas. En fait, comme il ne cesse d’y avoir de nouveaux groupes qui prennent le devant de la scène, il faut sans arrêt tourner, au risque de se faire oublier. Et pour nous, c’est compliqué. Donc nous ne pouvons pas dire qu’on ait percé.

Comme on le disait tout à l’heure : Quand la réalité a monté d’un cran, les exigences montent aussi d’un cran.

C’est encore une autre histoire. Il s’agit plus de vouloir décrocher la lune. Est-ce qu’on y arrivera en procédant comme on le fait ? La culture musicale à l’étranger est bien plus ancienne. Aller là-bas et montrer quelque chose de neuf… C’est important d’utiliser sa tête mais ce n’est pas tout. Il faut savoir comment bien présenter tout ce qu’on a fait, et là peut-être qu’on arrivera à en sortir quelque chose. Pourtant, même en sachant ça cela reste difficile à faire. Et c’est ça que je trouve intéressant en fait.

Tant que vous aurez des choses nouvelles à montrer, vous allez continuer.

Si un jour je n’ai plus rien, alors j’arrêterai. Je fais en sorte de faire sans avoir aucun objectif. Nous voulons allez au-delà d’un idéal. Donc nous ne fixons aucun palier, et faisons ce que nous aimons tout simplement.

C’est dur n’est-ce pas ?

On y est habitué. Cela aurait été différent si on n’avait que 2-3 ans d’expérience. Mais là, je n’ai que ça ! J’essaye de m’aménager dans le mois du temps libre en dehors de la musique, mais je crois que je me retrouverai à rien faire du tout. Et puis le groupe sera pas toujours au top. Il faut en profiter maintenant ou jamais. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Rien ne me garanti que je pourrais toujours faire ce qui me plait. Alors ce n’est certainement pas le moment de se reposer maintenant !

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Published by Koto - dans Dir en grey
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