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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 18:02

Petite pause dans la traduction de l'album, pour une petite interview de Die et Toshiya, avant le début de leur tournée japonaise.

http://www.teena.ne.jp/pick_up/direngrey/index.html#t_top

 

 

 

Pourquoi avoir enchainé la  tournée européenne « TOUR 2011PARADOX OF RETALIATION » et le Wacken open air juste après la sortie de DUM SPIRO SPERO ? Est-ce simplement une question de timing ?

Die : C’est principalement ça oui. On avait prévu le Rock am ring aussi. La saison des festivals commence dès le mois de juin, et on avait donc inclus cela dans notre programme. Mais comme l’avancement de notre album a été retardé par les récents désastres au Japon… On a commencé à parler d’aller au Wacken open air 2011 à la place, et à cette occasion d’aller en Europe.

 

Ca doit être assez excitant d’enchainer avec un gros festival juste après la sortie de l’album non ?

 

Die : La veille, on avait fait le check du matériel, et bien entendu, il n’y a eu aucun « sound check » le jour même. Et en plus de ça, cela faisait longtemps que nous n’avions pas joué en live. La dernière fois qu’on avait joué dans ce festival, en 2007, le public avait été très réceptif. Bien plus qu’aux autres festivals. On voulait donc faire mieux que la fois précédente… On dirait que j’essaye de me justifier mais bon… Nos retours étaient  un peu crachotants, et  pendant qu’on attendait de jouer notre premier morceau, la nouvelle version de « Tsumi to Batsu », la scène s’est mise en place dans un vacarme… Ca a vraiment confirmé le fait que faire un festival, c’est vraiment difficile. 

 

Kaoru a acquis un « orange cabinet » pour sa guitare. J’imagine qu’à l’occasion du nouvel album, vous avez aussi profité de sa tournée pour changer de matériel.

 

Die : A partir de notre tournée de septembre au Japon, je vais utiliser des oreillettes. J’ai besoin d’être plus précis dans mon jeu. Et il n’y a que les oreillettes qui peuvent m’aider à avoir un résultat pour rigoureux dans le son. Ma guitare est accordée assez grave, et le tempo rapide. Sur des moniteurs normaux, le son est vite étouffé.  J’ai envie de partir dans une façon de jouer plus en puissance et le « ear monitor » m’y aidera. Ca fait une grande différence, bien plus que le matériel en lui-même.

 

Toshiya : Nous n’avons pas particulièrement changé de matériel pour la tournée européenne.  Mais nous allons le renouveler pour la tournée japonaise, qui commence en ce moment même. J’ai changé mes micros JB pour des Humbucker. Rien qu’avec ça, mes graves et ma puissance ont bien changés.

 

Pour se rapprocher du son idéal ?

 

Toshiya : Non…. Quand j’utilise un « JB », je produis mon son idéal dans cette condition. Et maintenant que j’utilise un Humbucker, je peux produire le type de son attendu avec ce matériel. On ne peut pas parler de « son idéal » ! Et pour la tournée européenne, le plus important c’était le résultat, et je l’admets. J’ai beaucoup appris grâce à cette expérience.

 

Vous avez joué pas mal de morceaux du nouvel album, dans votre tournée européenne, après le festival.

 

Die : Les singles, ajoutés à quelques nouveaux morceaux. Donc 5 au total environ. Si on compare les réactions du public face aux chansons d’Uroboros, ils ne font pas le poids encore…

 

Ils ont encore besoin de s’imprégner des nouvelles chansons. Lorsqu’on écoute un nouveau morceau pour la première fois live, on est un peu à l’affut.

 

Die : On a pensé aussi à faire en sorte d’intégrer petit à petit de nouveaux morceaux dans la setlist.

 

Après avoir terminé DUM SPIRO SPERO, vous avez du choisir quel riff de guitare allait être utilisé pour le live, n’est-ce pas ?

 

Die : Je considère qu’on doit faire une version live de nos chansons. Sur scène, physiquement on ne peut avoir que deux guitares. Et on doit donc s’adapter.  Je ne voulais pas trop utiliser de séquenceur musical. Je voulais que le morceau prenne forme, seulement avec ce que j’étais moi-même capable de jouer. J’ai trouvé ça très passionnant (rires). Il  y a beaucoup de riffs, et j’ai du décider lesquels j’allais devoir jouer.

 

En ce qui concerne la basse, vous avez choisi de vous concentrer sur la façon de rendre un son clairement audible, et des riffs très diversifiés.

 

Toshiya : J’avais un  Humbucker, donc mon son était encore différent par rapport à la version album.  Et j’ai changé parce que je pense que c’est ce qui est le mieux pour mon style de jeu et mes riffs actuels. Pour moi, il y a une différence entre les JB et les Humbucker lorsqu’on joue. Le son est vraiment différent. Je veux  saisir l’essence de  chaque morceau, un par un, et profiter des concerts de cette façon.

 

En parlant de ça, on a aussi l’occasion de pouvoir gouter au Dir en grey des débuts. Et vous y avez ajouté beaucoup de nouvelles choses. C’est vraiment unique au live.

 

Die : Pourtant, personnellement, ce sont pour moi des riffs et des sons qui ne sortent pas naturellement. Je vais être un peu extrême mais, ce qui était vraiment moi, ce que j’aimais le plus, n’étaient pas très utiles au Dir en grey de cette période. Et j’avais conscience de ça lors de l’enregistrement et des arrangements, c’est donc pour ça que j’ai apporté plusieurs modifications en cours de composition. J’ai fait les arrangements de guitares, et il y a certainement des choses qui me ressemblent. Seulement, ce n’était pas composé uniquement de choses qui sont en parfait accord avec mes goûts. Ce n’est pas le vrai moi. Je joue en ayant conscience de ça et jusqu’à maintenant, le plus dur a été de le faire en live.

 

Toshiya : En ce qui concerne la basse, j’ai pu faire ce que je voulais je crois. Et j’ai pu faire un petit mix entre ce que je voulais faire à l’époque, avec ce que j’ai envie de faire maintenant. Mais lorsque l’album a été terminé, j’ai quand même cette impression qu’on a réussi à achever celui-ci en tant que groupe. Et puis ces morceaux ne sont pas des « reproductions », mais plutôt des « restructurations ». Et en live, on cherche tous les cinq à recréer un nouveau morceau, encore différent de sa version enregistrée.

 

En entendant ça, je me dis que vous êtes vraiment dans une phase très « live ». D’ailleurs lors de la série de concert pour Uroboros, le concept de « faire revivre » était beaucoup sorti lors des interviews. Mais aujourd’hui, c’est encore différent. Vous cherchez plutôt à trouver « une nouvelle forme » d’interprétation.  La façon dont vous appréhendez la musique et le morceau est très différente.  Cela vous est venu après avoir terminé DUM SPIRO SPERO ?

 

Die : En effet. On a eu aussi plus de temps pour faire cet album. On a pris le temps d’écouter le tout encore et encore, jusqu’à ne plus pouvoir le supporter. Et puis on a jugé que l’album était terminé. Et je ne pouvais vraiment plus en écouter davantage (rires). En fait, je n’avais plus envie. J’étais déjà dans un état d’esprit « live », je ne pouvais penser qu’à la façon dont je pourrais adapter la musique pour nos concerts. Et comme on a fait cet album dans un état d’esprit tout à fait différent, finalement le challenge de l’adapter en live était vraiment bien plus difficile qu’auparavant.

 

Depuis votre tournée en Europe, vos nouveaux morceaux ont vraiment pris une nouvelle forme par rapport à la version enregistrée.

 

Toshiya : C’est quelque chose dont on n’a pas conscience. Le fait de dire qu’on cherche à se rapprocher de la version originale pourrait être mal interprété, mais c’est pourtant la base de l’exercice. Ensuite rentrent en compte l’atmosphère de l’endroit dans lequel on joue, et notre impression de contrôle sur l’instant, notre aisance dans le morceau. Et c’est ces deux derniers points qu’on cherche absolument à bâtir.  Lorsqu’on compose, ce qui prend le contrôle, c’est le tempo. Bien sûr, c’est important, car c’est ce qui nous permet de jouer sur le même rythme alors qu’on est chacun en train d’appréhender de façon personnelle le morceau, de notre côté. Mais quand on est sur scène, on partage enfin tout ça. Et grâce à cela, la façon de prendre la chanson, la façon de l’écouter change, selon moi.

 

Pour cet album, chaque riff est vraiment mis en avant, et il est facile d’y refléter vos sentiments.

 

Die : Oui c’est vrai. Et pour reprendre ce que Toshiya a dit à l’instant, le morceau original est soumis à des considérations de temps. On joue séparément, soumis à ce métronome. Et lorsqu’on peut enfin tout assembler en tant que groupe, c’est quand on répète pour la tournée à venir. Et là, on se doit de faire vivre le morceau. On doit trouver quelle direction donner pour chacun, être plus précis encore, et on doit trouver un bon groove tous les 5. C’est le plus important.

 

Votre façon de vous exprimer différente par rapport à l’album, et la puissance contenue dans chaque morceau sont vraiment les points forts de votre tournée. Vous en êtes à votre deuxième jour de répétition pour la tournée japonaise TOUR 2011 AGE QUOD AGIS. Comment cela se présente-t-il ?

 

Die : C’est pas encore ça. Il faut qu’on continue de pratiquer encore et encore. Les répétitions et l’atmosphère d’un vrai concert sont deux choses très différentes. Tout ce qui nous reste à faire, c’est d’être sérieux et fortifier tout ça lors de l’ambiance d’un concert.

 

Cette tournée va commencer le 15 septembre. Vous avez beaucoup de « live house » au programme.

 

Die : Ca faisait deux ans qu’on n’avait pas fait pratiquement que des « live houses ». Depuis la tournée Uroboros en 2009. Moi, j’ai rien contre le fait que ça ressemble plutôt à un camp d’entrainement, avec ses petites salles, et donc tous les problèmes et erreurs liés au matériel. C’est toujours mieux que quand on est à l’étranger mais bon… (rires). Si on doit enchainer les concerts dans ces conditions, il va falloir tout faire pour que ça s’améliore. Ca va s’étendre de septembre jusqu’au 23 décembre. On a commencé par l’Europe, ensuite le Japon et pour finir les US. On va faire plein de lives dans des situations différentes à chaque fois. Et je me demande ce qui va en sortir en termes de son, et de groove aussi. Et pour ça, il ne reste plus qu’à y aller et faire les choses biens pour chaque date.

 

Quand vous aurez terminé votre tournée, le 23 décembre en Californie, il sera presque Noel. Mais si on regarde déjà l’année prochaine, on peut voir qu’il y a une date de prévu le 22 janvier au Osaka Jo hall,  « UROBOROS – that’s where the truth is ». Ensuite, viennent le remastering d’Uroboros, et le Blu-ray de vos deux dates au Budokan. Je crois qu’on peut dire que c’est le grand retour d’Uroboros.

 

Die : T’en penses quoi ?

Toshiya : J’allais te demander.

 

J’ai assisté au final de la tournée Uroboros au Budokan, le 1er janvier 2010. C’était une série de deux concerts. Je m’étais dit que ce ne pouvait pas être le grand final d’Uroboros. Cela avait commencé en décembre 2008 avec l’Osaka Jo hall. Mais depuis, vous avez commencé à changer la structure des morceaux en live. Et il n’y a pas eu de live ou Uroboros aura été joué en tant qu’unité, entièrement. Ca va être pour janvier donc ?

 

Die : Oui. Et puis... on peut le voir comme un épilogue. On a refait le mix et le mastering de l’album, et le son va donc être différent. On compte donc remettre ça au Osaka Jo hall, mais avec les nouveautés apportées. Ca sera donc quelque chose de tout à fait différent.

 

Pour ce remastering, vous êtes parti sur l’idée de rendre le son plus clair ? Et vous comptez donc refléter ce côté finalisé de l’album à l’Osaka Jo hall, grâce à cette série de concert.

 

Die : Je ne considère pas ça comme une finalisation de l’album. Le remastering, c’est encore une autre version. Je ne veux pas penser que cette fois « c’est la bonne », concernant Uroboros. Mais on peut dire qu’on a envie d’entendre Uroboros avec ces arrangements dorénavant. Et on a besoin d’avoir une nouvelle énergie sur scène.

 

Toshiya : C’est juste pour notre égo. C’est ce qu’on a envie d’entendre. Et pour être direct, il y a même des trucs que j’avais plus envie de faire. C’est pas curieux de sortir DUM SIRPO SPERO et de jouer du Uroboros quand même ? (rires). Il y a eu comme une sorte de conflit. Mais c’est maintenant ou jamais le meilleur timing pour jouer en concert ce qu’on a produit, ce qu’on a eu envie d’entendre.  Pour pouvoir se centrer sur DUM SPIRO SPERO, il faut qu’on puisse en finir avec Uroboros, au Osaka Jo hall, là où tout à commencé. Pour avancer, j’ai envie de pouvoir tourner la page sur le passé. De la sorte, nous pourrons aller de l’avant, tous les 5 ensembles.

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Published by Koto - dans Dir en grey
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commentaires

siriusql 19/10/2011 21:46


Je me demande ce que ça veut dire, parce que parler de "nouveau mix" et de "remastering" ça ne concerne que le son, même pas les notes... Et donc, quasi aucun intérêt live...
(en gros c'est ce qu'ils ont fait avec les vieilles chansons pour l'album decade...)
Mais là, j'ai l’impression que ça sonne comme si "on a modifié complétement la manière de jouer, ainsi que l'accordage de nos grattes, sans compter quelques notes qui bougent"... ce qui correspond
plus à du live !

Sinon toshiya il est content d'avoir changé de micro, il en reparle alors qu'on lui demande pas :D
Et, ils m'ont un peu largués justement à propos de la question sur les anciennes chansons... j'avais l’impression qu'ils parlaient plus de maintenant, jusqu'aux dernières phrases de Toshiya...


Miyuu 29/09/2011 19:51


Oui moi aussi! J'ai vraiment hâte de voir ce que ça va donner.


Miyuu 28/09/2011 18:56


Merci ^^

Je trouvais ridicule le fait de rejouer Uroboros après la sortie de DSS mais maintenant grâce à Toshiya je comprends un peu mieux leurs intentions.


Koto 29/09/2011 16:10



De rien :D


Oui, ils ont pas tout à fait fini avec cet album on dirait haha


Je suis pressée d'entendre leur version remasteurisée



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