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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 19:08

Voici la partie de Kaoru.

 

(J'ai eu un peu de soucis à comprendre la partie "Des morceaux ont pris forme lors de cette étape ?")

 

                DUM SPIRO SPERO est terminé, comment vous sentez vous ?

Kaoru : Bien… (Un silence), je suis bien content que ce soit terminé. Même si on n’aurait jamais sorti un album qui ne nous plaisait pas. Je suis heureux qu’on ait pu produire quelque chose de différent. C’est surtout ça. Lorsqu’on avait commencé cet album, on n’aurait aucune idée de ce que ça allait donner.

 

                Alors qu’on aurait pu se demander quel genre de concept aurait été un digne successeur d’Uroboros, vous vous êtes totalement détaché de ces considérations et vous avez continué de composer votre musique.

Kaoru : Je ne dirais pas qu’on n’y a pas pensé du tout, mais ce ne sont que des idées parasites. Et puis on est sorti des rails pour composer notre musique. Bien sûr, ça chamboule un peu la tête mais c’était devenu plus facile de synchroniser mes idées avec la musique. C’est pour ça que… je n’ai pas eu besoin de me faire violence. C’était vraiment cet état d’esprit dans lequel j’étais. Et c’en est de même pour les morceaux, pour mes riffs. Il n’y a pratiquement pas de parties dans l’album où on a du se dire qu’il fallait qu’on change quelque chose. On a pu exprimer sans détour la vision qu’on avait en tête, et on tire une grande satisfaction du résultat.


                Comment vous vous l’expliquez ?

Kaoru : Je l’ai pris comme un défi personnel, j’ai décidé de le prendre de cette façon en fait. Je ne voulais pas partir dans une optique où je serais en train de créer la musique morceaux par morceaux, sans qu’il n’y ait quelque chose qui soit vraiment moi.

 

                En tout cas, avec les solos de guitare, le rendu global est très mélodique. C’est aussi un élément essentiel qui fait que l’album a une dimension très abstraite. 

Kaoru : Je le pense aussi. Elles sont partie intégrante de l’atmosphère, et elles s’y mêlent très aisément. Et le rendu est vraiment magnifique. Aidé par cette sorte d’équilibre qu’on avait déjà avant, le résultat est satisfaisant. Je me dis que si on avait dès le départ prévu de faire un album aussi mélodique, on n’aurait surement pas atteint un tel niveau. Ca serait même très, très différent. Notre humeur s’est glissée dans la musique de façon très naturelle. Je sais pas pourquoi mais je pense que, de part notre état d’esprit actuel, la musique ne pouvait pas être autrement que comme elle est aujourd’hui.

               

                Je ne m’attendais pas une telle façon de voir l’amplitude que l’album présente. Mais personnellement, je trouve qu’il est facile de se laisser entrainer dans cet univers.

Kaoru : Ah. Si on devait citer un album qui représenterait Dir en grey, l’univers d’Uroboros  arrive directement dans les esprits. Mais sur le long terme, en considérant l’ensemble de notre carrière, je me demande si ça ne serait pas cet album (*DSS) là plutôt. Il aura vu la naissance d’un type de personnalité dans notre musique. Comparé à cet album, Uroboros parait facile d’accès, dès la première écoute. Au moins, il contient de véritables chansons (rires).  

 

                Ah parce que selon vous, le nouvel album n’a pas de vraies chansons (rires) ?

Kaoru : On peut le voir que comme une suite de sons. Enfin selon moi (rires). Mais c’est une bonne façon de le considérer aussi. Dans le sens où rien ne semble être évident, fixé...  Je n’arrivais même pas à savoir comment allait évoluer le morceau sur lequel on était en train de travailler. Ensuite, lorsqu’on écoutait entièrement le morceau terminé, l’impression laissée à la fin était complètement différente du début. Mais on ne l’a pas pris à la légère en se disant qu’on avait eu un résultat sympa. Tout ce qui nous correspond, tout ce qui a murit en nous, ce qu’on a fait grandir… à quel point inimaginable pouvons-nous les utiliser ? Comment pouvons-nous les transformer en musique et les faire entendre ? Et j’ai tenté de leur faire prendre la meilleure forme possible. C’est pourquoi on ne peut pas dire que tout  et n’importe quoi aurait fait l’affaire. C’était en fait une liberté très restreinte. C’est notre 8e album, et on est déjà venu avec pleins de choses déjà très différentes, n’est-ce pas ? Pourtant cette fois, on avait envie de vraiment envie d’y mettre nos trippes. Et rien que pour ça, c’était un sacré défi cet album.

 

                Alors qu’Uroboros était un album assez réfléchi, DSS est bien plus spontané dans sa nature même.

Kaoru : Oui. Même si les arrangements et la composition ont demandés beaucoup de temps. Jusque là, c’était vraiment une prise de tête de faire ces choses, une vraie peine. Mais cette fois, ce n’était pas le cas. J’ai pris beaucoup de plaisir à réfléchir à tous ces paramètres.

 

                Des morceaux ont pris forme lors de cette étape ?

Kaoru : C’est tout un processus. La première a été « Amon ».  Elle a été la première chanson arrivée lors du flot de composition. Lorsqu’on l’avait pratiquement terminée,  on a eu l’envie d’utiliser un certain type de son. Au milieu est arrivée  « Different senses » et avec elle des arrangements renversants (rires). Et ayant pris conscience qu’on pouvait encore aller plus loin, on a terminé avec « The blossoming beelzebub ». Une fois l’album terminé, on sent bien que « Hageshisa… » a été le début de tout. Ce morceau aussi fait parti des premiers à être arrivés. A la suite de celui-ci, tout est devenu un tout cohérant, autant dans le thème, dans les riffs, et la façon de présenter le son…

 

                C’est assez drôle que « the Blossoming… » soit le dernier morceau composé alors qu’il est en fait celui qui ouvre l’album. Il n’est pas en mesure de vraiment représenter ce qui va se dérouler tout le long. Et pourtant, une fois l’album écouté entièrement, je me suis dit que ce morceau avait pour rôle de présenter un peu tout les éléments qui allaient se dévoiler à nous.

Kaoru : Peut être bien. Au premier jet, vous n’avez pas eu la sensation de pas bien comprendre l’ensemble ? Cependant, à l’écoute suivante on commence enfin à saisir un peu mieux ce qu’est cet album… Lorsqu’on était en train de composer nos morceaux, le staff semblait très inquiété par la complexité. Mais une fois avoir écouté la version finale, ils n’ont plus eu cette sensation. En fait, je trouve qu’Uroboros comporte davantage d’éléments complexes. C’est pourquoi je ne peux pas dire qu’on avait pour but de forcément produire quelque chose particulièrement étrange (rires).

 

                Et de tels morceaux ne sont pas forcément difficiles à écouter, mais ils comportent une identité propre à Dir en grey et ce qui fait sa grandeur.

   Kaoru : Il y a beaucoup de choses dont nous n’avons pas conscience nous même, et ceci déjà pendant le processus de composition. C’est une chose qui s’est faite tellement naturellement. On ne peut pas trop dire si telle ou telle chanson est difficile d’accès ou pas. C’est aussi pour ça que je n’ai pu répondre que par « bien… » lors de la première question, sur mes impressions (rires). Et ça serait peut être bien d’aussi finir par quelque chose simple. Car les mots les plus simples sont les plus judicieux. De toute façon, cette conversation aura permis de faire ressortir plusieurs choses. Et je suis impatient de savoir ce qu’en pense tout le monde.

 

MEMBERS PLAY REMIX – THE BLOSSOMING BEELZEBUB

Kaoru : J’ai complètement changé l’ambiance de départ (rires). Je n’ai pas du tout pensé à comment allait faire les 4 autres de leur côté niveau feeling, et je me suis lancé à tête baissée dans la tâche de faire un remix en bon et du forme. Ensuite, cela concerne un autre morceau, mais je trouve la version d’Amon en symphonique vraiment cool. Elle est complètement différente. C’est devenu un vrai morceau de métal symphonique (rires).

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Published by Koto - dans Dir en grey
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