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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 23:50

Voici la fin de l'interview en 6 pages de Kyo.
Je suis admirative de savoir qu'il improvise les magnifiques paroles qu'il chante en concert. Je le dis souvent, mais ca fait parti des grands plaisirs qui font que je suis contente de comprendre un peu le japonais.. 

Page 5

On vous l’a souvent fait remarqué, mais les paroles sur le cd et en concert sont pratiquement tout le temps différentes.

Kyo : Aah, à chaque fois elles sont différentes.

Les mélodies changent aussi n’est-ce pas ? Vous avez un petit stock préparé à l’avance ?

Kyo : Non ! Non ! J’improvise les paroles. Donc même si on comprend les paroles, elles n’ont pas forcement de sens. Mais en fait j’exprime mes sentiments sur le moment de façon franche et directe. Même si parfois c’est des mots, parfois ça peut être seulement des cris.
La hauteur (pitch en anglais) à laquelle je chante se combine à tous ça, et ça donne « Moi ». Je déteste quand c’est préparé à l’avance.

C’est étrange, je me demande comment vous faîtes pour avoir un tel débit

Kyo : Comme je l’ai dis avant, quand vous êtes en colère alors vous l’êtes non ? Quand vous êtes triste, alors vous êtes triste ? C’est pareil.

Y a-t-il au contraire des moments où rien ne sort de vous ?

Kyo : Non. Je suis toujours triste, et toujours en colère, donc non. Je ne suis jamais comblé. Si j’étais comblé, je chanterais des chansons joyeuses.

Et puis cette facette c’est la fondation même du groupe n’est ce pas ?

Kyo : En effet. Si la fondation venait à devenir le plaisir, alors je n’en ferais probablement plus parti.
Dans nos fondations, il n’y a rien de joyeux, et ceci depuis le début. C’est toujours la tristesse.
Si on arrivait au point d’avoir une image lumineuse, une image joyeuse, une image de bonheur… ou quoi que ce soit dans le genre qui deviendrait « ce que Dir en grey va exprimer ! », alors c’est certain… j’arrête ! j’arrête d’un coup ! ! !

On parle de choses très fondamentales là.

Kyo : Oui c’est vrai. Et puis après ça, si on est réduit à ne pouvoir faire que des salles de concert avec 2, 30 personnes, je ne chanterais pas. J’arrêterais quoi qu’il arrive ! C’est une évidence.

Parce que vous ne pouvez pas délivrer votre message?

Kyo : Non, ce n’est pas ça. Mais en faisant ce qu’on a pas envie de faire, quel sens y a-t-il ? dans les paroles. Aucun, n’est-ce pas ?

Jusque là, vous avez écris toutes les paroles, mais que ferez vous si un membre du groupe a envie d’écrire des paroles lui aussi ?

Kyo :  Je n’aurais pas envie de les chanter.

Vous ne vous êtes pas demandé quel genre de paroles ils pourraient écrire ?

Kyo : Je ne sais pas. Je ne m’intéresse pas aux paroles des autres. Je ne lis pas les paroles des autres en plus, pas du tout. « Pas du tout » n’est pas le mot ! vers 18 ans environ, je lisais les paroles de mes artistes préférés…
J’ai souvent dit que je ne m’aime pas avant Macabre, je n’aime pas l’avant Macabre, après Macabre je n’ai plus jamais lu de paroles d’autres artistes.

[Je n'arrive pas à le rendre, mais en fait il veut dire qu'il n'aime pas ce qu'il faisait avant macabre parce qu'il se trouve trop influencé, l'après macabre passe mieux car il a arreté de lire le travail des autres]

Ah en effet, ça vient de là.

Kyo : Donc je m’y intéresse pas. Je lis ce que pense les autres et je me dis « et alors ? ». On ne ressent même pas les mêmes choses.
Je suis extrême n’est-ce pas…

Donc la coupure entre l’avant Macabre et le reste se situe aussi sur ce niveau là…

Kyo : Oui oui oui oui.
Mes artistes préférés, je les aimais beaucoup, je lisais beaucoup et j’absorbais plein de choses. Et parce que mes idées étaient trop adoucies (/optimistes ?), je n’aime pas cette période. Je n’aime pas, non pas la façon dont j’étais, mais surtout mes idées.

Alors tous ce qui existe après Macabre, les paroles et tous le reste….la façon de s’exprimer ne sort de nul part d’autre que de vous seul, ça ne subit aucune influence, ni aucune transformation de la part d’une autre personne.

Kyo : Oui c’est à peu près ça.

Je vous ai déjà demandé les artistes que vous recommandez, mais cette fois je vous pose la question au niveau des paroles.

Kyo : Oui, mais je ne lis pas les paroles. Et je ne peux pas non plus me baser que sur une mélodie.
Je me pose la question de savoir si ce groupe là a… quelque choses à véhiculer ou pas. Peu importe combien la mélodie est belle, si ce n’est « qu’une belle mélodie »…. Je ne la verrai alors que comme une « jolie fleur ».

Ah je vois.

Kyo : Et moi ça ne m’intéresse pas. C’est simple à comprendre non ? C’est simple tout en étant compliqué je crois.

Il y a des murs que malgré tout vous sentez ne pas pouvoir franchir ?

Kyo : Non… j’en ai ? non je n’en ai pas. Au fond de moi c’est ce que je crois. Je ne sais pas comment les autres le perçoivent.

Le Kyo de Dir en grey est-il différent du Kyo intime ? Si vous faites une coupure, quand la faites vous et de quelle façon ?

Kyo : Je ne fais aucune coupure !

Vous êtes naturel (rires)

Kyo : Je suis naturel. Je me divise ? On peut dire qu’il y a une différence quand je suis sur scène et quand je suis dans la vie ordinaire mais, ce sont bien des parties de ma personnalité. Vraiment.

Il y a beaucoup de monde qui travaille jour et nuit pour devenir chanteur je pense, pourriez-vous leur donner un conseil ?

Kyo : La justesse (dans le sens :« approprié », « convenable »)

Un secret un peu plus long… ?

Kyo : oui, la justesse.

Il vous arrive de ne pas apprécier certaines choses chez des gens, rien qu’en les regardant ?

Kyo : (il a l’air de réfléchir) non. De base comme ça, non. Il y a des signes évidants mais je ne juge pas par un regard seulement. A la base, je parle aux personnes de tout âges. Je parle bien avec les plus jeunes, qui vivent à fond leur vie et qui inspirent le respect. Si je pense que ce n’est pas le cas, alors je m’en éloigne.

De nos jours, il y a beaucoup de personnes qui fond du mieux qu’ils peuvent, vous arrive-t-il de vous dire que telle personne ne fait pas de son mieux ?

Kyo : Je n’ai pas non plus beaucoup de connaissance, mais dans la société il y a quelques personnes (rires), quelque chose dans le genre…
« plusieurs personnes » hein ! « plusieurs personnes »  qui travaillent au sein de notre société.

… ! ?

Kyo : Plusieurs personne ne veut pas dire tout le monde ! Par exemple, sur 100 personnes, il y en a 10 environ.

C’est une discussion douloureuse…

Kyo : Vous allez le retranscrire tel quel ?

… ! ? Vous êtes sévère (la goutte)

Vous avez été invité à jouer au concert de Linkin park, quels ont été les échos ?

Kyo :… « connards de japonais ». Et ne mettez pas de censure !

Si je peux l’écrire alors je le ferai.

Kyo : Non, écrivez le !

Il y a eu deux jours. Comment était le deuxième… ?

Kyo : « connards de japonais » encore une fois, sauf que il y avait quelques fans présents… ils avaient l’air d’apprécier.. ils ont trouvé ça bien je crois. Sans prêter attention aux regards des autres, je trouve ça admirable. C’est digne de respect.
C’est pourquoi ce soir là, j’ai chanté bien entendu pour moi, mais surtout pour ceux qui étaient venu voir Dir en grey.

Pour ceux qui vous comprennent, comme par exemple pour les fans qui lisent cet interview.

Kyo : Oui oui oui ! Je ne vois rien d’autre à part eux.

Pourtant, des gradins, certains avaient l’air de parler en bon terme de Dir en grey.

Kyo : Oui…. Plus vous raffermissez la censure, plus vous avez un retour. (rire dégoûté)

(idem) Même tommy san était sur les nerfs ce soir là, à ce qui paraît.

Kyo : Oui, je crois, vraiment !

Dir en grey en temps que concept, c’est « La douleur ». Quel est le meilleur moyen de l’exprimer ?

Kyo : Hein ? Ce qu’on fait en ce moment.

Des concerts ?

Kyo : Des concerts. Qu’est-ce que je peux faire à part ça ?

Ces derniers temps, vous vous mutilez beaucoup moins… comparé à avant.

Kyo : Oui, je ne le fais pas.

Pendant le concert au Shinkiba…

Kyo : Oui, le troisième jour.

Quelle différence y a-t-il dans vos sentiments quand vous le faites et quand vous ne le faites pas ?

Kyo : L’humeur.

Et quand vous le faites, de quelle « humeur » êtes vous ?

Kyo : Au pire.

Est-ce que ça vous pousse à vouloir détruire quelque chose ?

Kyo : Non, je ne sais pas. En y réfléchissant, ça peut devenir ça oui.

De manière innocente ?

Kyo : Oui oui oui. Quand j’en prend conscience… je suis déjà debout sur mon socle avec une épingle à la main.

Vous ne faites pas semblant à ce moment là.

Kyo : Non (ton affirmé)

Comment voyez vous l’année prochaine (2008) ? Que voulez vous en faire ?

Kyo : l’année prochaine…

Cette année vous avez fait 121 concerts.

Kyo : ce que j’ai envie de faire de mon année… « faire l’album le plus torturé », le plus disjoncté !

On peut se prêter à l’espérer alors ! ?

Kyo : Oui vous pouvez.

Le prochain album sera une prolongation de The marrow of a bone ? Ou alors vous voulez faire quelque chose de différent ?

Kyo : et bien, plutôt différent je crois. Déjà, Dozing green est assez différent non ? Nous aussi on a changé. Il n’y a pas d’autres mecs qui fassent la même musique que nous jusque là.

C’est bien vrai ça.

Kyo : Donc on va faire un truc inédit.

Vous écrivez aussi des morceaux ?

Kyo : … j’en fais mais je n’ai pas tellement de talent pour composer alors même quand j’écris, c’est en prenant pour base une mélodie.

Et pour le prochain album…

Kyo : Je me suis posé la question de le faire mais… en ce moment je suis déjà sur les mélodies. Et puis même si je crée un morceau via une mélodie, ça n’aurait pas tellement de sens. Ce qui est vraiment important… lorsque je crée un morceau, c’est de se poser la question de savoir si je compose pour le groupe, ou pour moi ? Ce que je fais est pour moi ou pour le groupe ? En règle générale, ça devrait être pour le groupe. Mais c’est pas mon cas.

Aah, selon ce qui vous vient à l’esprit en fait.

Kyo : Oui. Je suis libre. Je ne sais pas bien si c’est pour mon groupe, ou pour moi. Quand je suis décidé, je compose !

Récemment il y a des lettres qu’on vous a écrite qui vous ont contrariées ?

Kyo : Non, il y avait plein de lettres insipides, « c’était trop lumineux, j’ai pas réussi a voir ton visage » ; « apprend moi à crier », des trucs stupides du genre. Quand je tombe sur des trucs pareil, je jette.

C’est bientôt l’heure de monter sur scène, comment se présente cette tournée ?

Kyo : Cette tournée est sympa je dirais. Même très bien !
Jusqu’à maintenant on en a fait beaucoup, et c’est la mieux selon moi.

Parce que vous avez l’impression d’avoir réussi faire ce que vous voulez ?

Kyo : On a réussis. Autant sur l’expression de notre univers, qu’au niveau de la prestation. Dans l’ensemble, j’ai réussi à faire ce dont j’avais envie. J’ai pu faire ce que je m’étais imaginé dans ma tête. Et puis, au sein de cette tournée, la pire date est le deuxième jour au Shinkiba. D’un point de vu personnel.

Et pourquoi ça ?

Kyo : Hein ? C’était pourrit.

Même le chant…

Kyo : Le chant, la concentration… Tout. Je n’étais pas rentré dans l’univers du concert. Je l’ai dis tout à l’heure, ça dépend de l’ordre des chansons et de pleins de choses… Mais bon, comme c’était vraiment pas bien, je n’ai pas réussi à me donner à 100%.
Même si j’ai encore trois jours de concerts, ou une semaine, je me dis à chaque fois, quand je monte sur scène : « ce soir c’est ta dernière fois ! »

C’est un peu rude mais, vous auriez des regrets si demain vous deviez mourir ?

Kyo : Non. Enfin, j’en aurais mais je ne veux pas. Je crois que comparé aux autres personnes, je ne peux absolument pas en avoir.

Vous vous donnez a fond ?

Kyo : Je me donne à fond. Dès le premier morceau, je me dis que c’est ma dernière fois.

Parmi mes relations, il y en a qui sont mort en tenant un micro, si vous mourrez en tenant un micro, partirez vous heureux ?

Kyo : Mais c’est génial ! génial ! carrément génial x3.

Ca nous embêterait un peu, en temps que staff (rire gêné)

Kyo : Oui mais c’est génial non ! ?
[je ne comprends pas bien la suite mais en gros c’est ça : ]
« Non, je veux m’en aller dès le premier morceau ! En plus, je me sens déjà au bord de la mort dès la première chanson. Je me donne déjà à 100%, voir 120%, je me sens souvent au bord de l’évanouissement».

Pour cette tournée, la part de fille et de garçon est à peu près la même…

Kyo : Récemment je n’ai pas regardé. Le public masculin est très agité, ils restent assez renfermés jusqu’à ce qu’ils sortent de leur coquille, n’est-ce pas ? Ils doivent se sentir gênés… et puis autour il y a pas mal de filles. Aujourd’hui je me suis dis : « filles ou garçon, on s’en fou ! ». Le principal c’est que tout se passe bien, non ?

Normalement, on entend bien la différence de ton dans la foule lorsque c’est les filles qui crient ou bien lorsque c’est les garçons. Récemment, ça reste la même tonalité.

Kyo : oui oui. Et j’en ai bien eu conscience, c’est pour ça.

En effet.

Kyo : J’ai compris que ce n’était pas du tout important.

Filles ou garçons, le principal c’est qu’ils soient là, et qu’ils dépassent ou pas leur limites.

Kyo : Oui c’est le principal, rien que ça.

J’aurais bien voulu continuer à parler avec vous, mais il est 6h30 et le concert va bientôt commencer. Je vous remercie beaucoup.


Favorite songs
Ministry – Rio grande blood « Senor peligro »
Gastunk –Mother « blue peter »
Arb –bad news « kawaita hana »

Favorite movie
Volver



Une autre grosse traduction de terminée, excusez moi pour toutes les fautes, les flous, le mauvais français etc... !

+Koto+

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Published by Koto - dans Dir en grey
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commentaires

Ageha 26/03/2011 15:21


Merci beaucoup pour cette interview traduite, cela ma fortement intéressé puis j'en ai un peu rie au sujet de la mort avec un micro dans les mains ^^'


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