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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 23:46

A l'occasion de leur premier album "And hate", ils ont donné une interview sur le site Barks.jp

Ils ont vraiment l'air sympathique en tout cas. Ils m'ont donné envie de leur redonner une chance, je vais écouter leur album finalement

The studs interview

J’ai été à votre concert hier. C’était assez sauvage, violent et percutant en fait.

Aie : Merci beaucoup.

Vous vous êtes rassemblés tous les 4 dans le désir de vouloir créer un groupe doté de cette atmosphère cool ?

Aie : On s’est retrouvé ensemble seulement parce qu’on s’entendait bien tout les 4. On a pas vraiment cherché à recruter de bon musiciens, mais plutôt des personnes avec qui on s’entend si bien qu’on envisage de pouvoir jouer ensemble 10, 20 ans…

Daisuke : J’étais le seul à être à Tokyo. Ils sont tous les 3 originaires de Nagoya, et ils sont donc de vieux amis. Mais depuis l’époque où on avait chacun nos groupes respectifs, on sortait déjà ensemble boire un coup. 

Yukino : Nous trois ça fait plus de 10 ans qu’on joue ensemble, on connaît nos caractères, notre façon de jouer… Cela fait un bail qu’on se fréquente mais on est toujours aussi potes. Et pendant qu’on était en voyage pour la tournée, on a bien joué à « magical banana »*

Récemment vous avez joué à « magical banana » ?(rires)

Aie : Récemment en effet (rires). Enfin c’était plutôt de la parodie dans 80% des cas (rires). Et puis on n’a jamais parlé de quelle direction on voulait prendre, quel genre de musique etc… Ah si ! Une fois. On s’est dit « l’amour est interdit ! »

 Hein ? C’est à dire ?

Aie : Autrement dit, on s’est dit qu’on ne ressentait pas le besoin de parler de l’amour entre deux personnes. On voulait faire un break sur ce genre de sujet…

Tout le monde (rires)

Aie : Bon je rigole hein, mais personnellement je n’ai jamais été ému par quelques chansons d’amour que ce soit. Même en distinguant quand même l’amour à l’échelle mondiale, comme par exemple dans la chanson Imagin de John Lennon.

Daisuke : Récemment j’ai envie d’exprimer des choses de façon directe, franche et d’écarter le surplus. J’ai par exemple beaucoup de paroles sur l’environnement, la société

  Dans le fond, ce sont des paroles qui crient « hate » envers le monde, comme pour si vous sortiez vos griffes. Mais il y a quand même ce « and » qui suit derrière, ce n’est pas un « hate » tout seul, n’est-ce pas ?

Aie : Ca peut être par exemple la joie, la peine, l’affection… Il y a plein de sentiments possibles. Et dans tous ces sentiments, il peut y avoir l’inverse :la haine. On retrouve ce principe dans toutes les paroles.

Daisuke : Derrière ce «and », j’aimerais qu’il y ait la possibilité de réfléchir à quelque chose.

Au milieu de nombreux morceaux énergiques, il y a des choses comme « Aru asa ». Elle m’a marqué car ce sont des paroles qui évoquent le soutient qu’on peut donner aux gens faibles dans la société. Un peu comme lorsqu’on jette un regard sur un pauvre chiot abandonné. (-faut arrêter la fumette-)

Daisuke : Je crois que peut importe la personne, peut importe sa force, chacun peut ressentir en soi cette tristesse ou cette douceur. En plus, je crois que tout ceux qui sont capable de ressentir de tels états d’âme sont des personnes vraiment fortes.

 Vous avez peut être raison. Au sujet de la musique, comment vous y prenez vous pour composer ?

Aie : On avait fait une demo tape il y a un bail déjà. Et là, on s’est concentré sur les accords et la mélodie, puis on a peaufiné le tout en studio, avec la règle d’or que tout le monde soit présent. On faisait à raison de 3 heures pour un morceau. Et puis certaines ont été encore modifiées après qu’on les ait jouées en concert.

 Y a-t-il des morceaux que vous avez eu du mal à finir dans cet album ?

Aie : « Niji no iro » a vu sa mélodie un peu modifiée. « Keishou » est plus longue. On pourrait avoir le sentiment qu’elle a changé, mais en y regardant bien il n’y a pas tellement de modification…

Yukino : Pour « Shakunetsu wa Neido », c’est une chanson que j’ai commencé avant The studs. On l’avait commencé à trois avec Aie. Sa longueur aussi a été modifiée.

Daisuke : En revanche the studs a été facile à pondre (rires).

 (rires). Et bien, dites nous chacun votre tour quel morceau vous recommandez chaudement.

Hibiki : « and hate ». C’était au moment où j’étais bien échauffé lors des enregistrements, c’est la toute dernière qu’on a enregistré. Et selon moi c’est la plus satisfaisante au niveau de la batterie.

Yukino :  Pour moi ce sera « Niji no iro » où j’étais le plus impliqué dans la basse. J’ai aimé tous les sentiments qui se sont rués dans ma tête. Après, l’autre morceau où j’étais impliqué mais de façon différente c’est « aru asa ». Je l’aime bien, mais j’étais absorbé par sa difficulté. Ensuite je n’ai plus aucun souvenir du moment de l’enregistrement.

Aie : Ca peut paraître surprenant, mais j’ai oublié. J’ai oublié les sentiments qui m’animaient lors des enregistrements. J’oublie même d’enregistrer parfois…

Hibiki : Oui c’était arrivé (rires)

Sérieusement ! ?

Aie : Lorsqu’on a écouté le mix final pour « Missing vain », je n’entendais pas l’arpège de guitare qu’il aurait du y avoir dans l’outro. Alors je demande à l’ingénieur son « quoi ? Mais il devait y avoir une guitare ici ? Elle a disparue ? », et il me répond qu’elle n’a même pas été enregistrée, alors je finis en me disant « c’est bien sans la guitare en fait non ? » (rires). J’aurais des compétences dans l’enregistrement, j’aurais sûrement corrigé encore et encore. Mais est-ce nécessaire d’aller jusque là ? J’en suis arrivé à la conclusion que ça ne l’est pas. Mais si on me le demande, j’irais chez les gens et je ferais la partie manquante ! Si je suis à Tokyo, il suffit d’appuyer sur play et de m’appeler par téléphone, et on se coordonne. (rires)

Hibiki : C’est pas tout le temps possible (rires)

Aie : Et puis pour citer un morceau assez cool et qu’on arrivera jamais à refaire… je dirais « Missing vain ». Les guitares d’avant l’intro, et le bruit pendant… en plus des sons discordants qui s'ajoutent.. (rires). Les autres du groupe n’en revenaient pas.

Non mais au contraire ! Elle est faite pour le live. On arrive bien à sentir la progression dans le concert avec l’album qui commence par une intro et fini par l’outro.

Aie : Si vous pensez cela alors vous avez tout compris. Notre album dans sa totalité n’a pas été conçu pour le studio, mais bien pour être joué en concert. Et c’est vrai pour chaque morceau. Chaque son est là pour glacer le sang.

Yukino : Ce sont des morceaux qu’on a fait à 98% en live. Tout ceux qui sont venu à notre concert, et ceux aussi qui n’y sont pas allé pourront apprécier notre album. Les paroles et le morceau, le rapport avec la mélodie… C’est un album tout à fait cohérent. 

Hibiki : C’est vrai. C’est un album dont je suis persuadé qu’il ne regroupe que des bons morceaux. C’est une compilation de tout ce qu’on a joué en concert depuis le début de notre formation jusqu’à aujourd’hui. On peut dire que c’est un album fait sur une année (2007).

De la façon dont vous en parlez, nous attendons alors impatiemment la tournée « Sakura no toke ».

Aie : Ca donnera un peu l’impression d’un « Live is sports », parce qu’on va tourner pendant deux mois. Chaque concert me fait penser à une compétition, mais une bonne compétition ! Bien sûr les spectateurs seront venu en ayant déjà écouté notre cd alors l’ambiance sera différente peut être… ? Je me dis que je monte sur scène pour gagner. Et comme récemment j’ai pas bien pratiqué mon instrument, mais j’ai peur qu’un moment donné je sois incapable de sortir un son (rires).

Hibiki : Je suis heureux de pouvoir faire un concert par soir, mais une chose m’inquiète… C’est que ma batterie soit brisée par un membre du groupe (rires). Mais bon je vais bien la protéger pendant la tournée.

Yukino : Je vais découvrir des nouveaux lieux à l’occasion de cette tournée et j’en suis content. Et puis en ce qui me concerne, j’ai tendance à jeter ma basse à la fin d’un concert, alors j’ai peur qu’un jour elle se casse (rires).

Daisuke : Moi je vais m’épuiser autant que possible, c’est pour ça que j’ai déjà préparé ma tombe (rires)

Aie : Pour toi c’est pas « casser son instrument », c’est te casser toi même non ? (rires)

Daisuke : Et bien, je ne vais pas y aller de main morte en tout cas.




Note: 
Magical banana: Une personne donne un mot et l'autre doit en donner un autre ayant un raport avec le mot donné. Et on continue la chaine. Ca s'apelle magical banana, parce que le premier mot dont on part c'est "banana".


-Koto-

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Published by Koto - dans The studs
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