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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 23:35
Voila j'ai fini non pas Toshiya comme prévu, mais Die.
Je suis désolé si mon français n'est pas très agréable mais j'ai encore une bonne excuse: j'ai pas le temps de relire hehehhe XD
De toute façon vous comprendrez quand même le propos je vous rassure! Une bonne partie de l'interview se concentre sur le calvaire qu'ont vécu DEG aux états-unis. Oui vous avez bien lu, chose rare: un jap qui dénonce!
Les pauvres... pendant un moment j'ai eu envie de créer un numéro vert pour rock star mal traitées lol 
N'empêche je trouve que ça craint un peu ce genre d'attitude de la part du propre staff américain..
Enfin je vous laisse lire par vous même!



Interview Die dozing green

In Helsinki, Finlande

Nous sommes le 5 août, dans un restaurant à Helsinki. J’ai rendez-vous avez Die pour le repas du soir. A cette heure tardive il devrait faire nuit, mais il fait encore clair dehors. Nous sommes dans le centre animé de la ville mais comme nous sommes dimanche, mis à part les restaurants tout est fermé. Dans ce quartier où la fréquentation est au plus bas, l’animation est quasiment inexistante. Mais peut être que tous les jeunes sont encore au ANKKAROCK.

Hier, Dir en grey était au Wacken Open Air à Hambourg, et aujourd’hui ils ont joué aux Ankkarock dans la banlieue de Helsinki. Ce festival est connu car c’était le rendez vous des gros métaleux de tous les horizons, c’était donc des conditions a priori assez difficiles, il y avait un monde colossal et les cris des chanteurs provoquaient l’acclamation du public. J’ai pu être spectateur de quelque chose de vraiment incroyable. Bien sûr je n’étais pas venu voir n’importe quel groupe. Dir en grey était là. Il est parfois dit des fans de metal qu’ils ont une tolérance assez étroite en ce qui concerne la musique, alors que pas du tout. C’était un magnifique paysage pour pouvoir faire ses preuves. Mais le plus important reste la musique et la performance du groupe qui doit retenir l’attention.

A peine après en avoir terminé avec ce festival à l’ambiance très masculine, la troupe retourne dans le bus et direction l’aéroport de Francfort via l’autoroute. Ils arriveront par l’avion en Finlande, à Helsinki qui est la capitale. Ca ne fait même pas une demi journée qu’ils sont arrivés dans le pays qu’ils ont déjà terminé avec succès leur prestation au Ankkarock, et ils sont disponibles auprès des médias locaux.

Lorsqu’ils participent aux festivals, ils sont toujours à la recherche du frisson de l’inconnu, mais ce jour-ci ils jouent pour leur public qui les attendaient depuis longtemps. Toutes les personnes qui s’entassent devant la scène seront les fans de Dir en grey. Et une grande différence avec la prestation de la veille : des filles. La proportion est assez grande. Elles ont clamés le nom du groupe jusqu’à l’ouverture des rideaux, elles mêlaient leur cris les une aux autres. Et à 4heures, lorsque le groupe est monté sur scène pour la première fois, ce fut l’hystérie. Il y avait une chaleur insupportable. Et comme pour empirer les conditions, la performance était très intense. Je crois ne pas me tromper en affirmant que ce concert de 60 minutes très chaud a aussi contaminé tous ceux qui étaient là simplement par hasard.

Et quelques temps après ceci, nous voilà Die et moi à manger un repas plutôt américain, bien que qu’on soit en Finlande, et nous buvons une bière. Pendant un moment je ne savais plus où j’étais. C’est ce que doivent souvent ressentir les musiciens lorsqu’ils sont en tournée je présume.

Vous avez enchaîné deux concerts aux ambiances totalement différentes, et cette année encore pour votre tournée européenne, vous avez réussi à côtoyer ceux de la scène principale. Franchement, quelle sensation cela procure ?

Die : Quand c’est une première expérience, il y a des côtés encore plus stressant que ce qu’on a vécu aux US. Je parle de ce qu’il y a autour de la performance. Comme les déplacements. Tous les jours nous sommes dans un pays différent. Mais dans ce sens, ça nous donne un peu de fraîcheur. Pour moi, les sensations restent dans la continuité de notre tournée avec les Deftones. La tension est semblable. Entre temps on est rentré au Japon, mais à peine de retour j’ai l’impression qu’on est tout de suite retourné à l’aéroport pour repartir (rires).

Et puis pendant le moment où vous étiez au Japon, vous n’avez pas vraiment eu l’occasion de vous reposer n’est-ce pas ?

Die : Non en effet, on était bien occupé. Sur une journée je ne pouvais même pas boire plus d’une bière (rires).

Et avec les Deftones c’était comment ? Au Japon beaucoup se disait " j’ai du mal à comprendre pourquoi ils font ça ".

Die : En effet. Quand je me penche sur le cas des US, d’abord il y a eu les show cases, après le family values tour, les concerts qui se sont enchaînés….On a eu beaucoup à gagner de ces moments là . Rien que pour le family values tour, il y avait déjà beaucoup de groupes mobilisés. Et puis les salles de concerts étaient vraiment énormes non ? C’est d’ailleurs assez dur de se concentrer, les spectateurs sont aussi assez dispersés. Mais ça nous est apparu comme une évidence, même si les gens ne s’agglutinent pas pour regarder.

Il y a des gens qui n’arrivent que le soir, il y a ceux qui par dépit vous regarde jouer. Et en plus, comme les places les plus en avant sont des places réservées, en fonction de l’heure et des circonstances les gens sont plus ou moins bruyants. Il faut savoir s’y habituer, et ce dans le mauvais sens du terme.

Die : C’est vrai. C’était toujours comme cela. C’est pour ça qu’au final on savait déjà comment ça allait se passer avec la tournée des Deftones, puisqu’on avait déjà appris de cette expérience… En parallèle il est dur de se rendre compte des bénéfices que nous a apporté cette tournée en tant que première partie. Et par la suite il y a eu nos propres concerts. Et ceci nous a beaucoup rapprochés à notre public. C’était vraiment bien mais en revanche je n’en garde pas de souvenirs, du live en lui même. Je ne me souviens plus très bien de quel type d’ambiance on a eu dans quel type de salle (rires).

Je n’ai pas assisté à tous vos concerts à ce moment là, mais je vous assure que du peu que j’en ai vu (5 en tout), c’était à chaque fois très bien.

Die : Non, je crois qu’ils étaient tous biens (rires). Le groupe était bien, et sur le plan mental aussi. Les fans aussi. Je crois qu’on a du faire à chaque fois un bon concert. Sans pour autant dire qu’on était TROP bien, le fait qu’on ai participé au Family values tour, tous ce qu’on a expérimenté a eu beaucoup influence. Notre public s’est réuni en masse de tous les côtés.

Le Family values tour c’était un peu la concrétisation de pouvoir jouer sur le territoire américain. Ensuite, le fait de pouvoir faire votre tournée c’était la liberté de pouvoir jouer à cet endroit mais à votre manière. Puis votre tournée avec les Deftones c’était une manière d’expérimenter la façon de faire une tournée " à l’américaine ".

Die : Oui je pense pareil. Je me souviens pas très bien de notre tournée, mais c’est parce que c’était vraiment agréable je crois. Ce sont plutôt les bons souvenirs qui s’effacent en premier. Mes souvenirs se résument plus à " on a beaucoup bu avec Fair to Midland " (rires). En ce qui concerne les concerts, chacun d’entre eux étaient bien. Alors bon, je n’en garde pas de souvenirs précis.

Et en échange vous ne vous souvenez pas non plus des choses négatives.

Die : C’est ça, et c’est tout aussi bien de la sorte. Il y avait des parties dans le Family values tour qu’il valait mieux éviter. Mais en fait, si on ne plonge pas dans des situations difficiles où désavantageuses, on ne peut pas bénéficier d’une certaine progression.

[blague du journaliste sûrement très drôle]

En gros vous cherchez à vous placez en situation de défi, vous cherchez à repousser vos limites n’est-ce pas ? Mais alors la tournée avec les Deftones était en fait la parfaite occasion pour ce genre de chose ?

Die : C’est tout à fait ça. Et ce point de vue, c’était très enrichissant à partir du milieu de la tournée jusqu’à la fin

Des points négatifs ?

Die : Oui. Enfin, on peut dire qu’au niveau de la musique en elle même il n’y avait pas tellement de problème. Tout ça c’est du passé alors je peux en rire à présent, mais pendant un moment je n’ai vraiment pas aimé être aux US. Le fait même d’y être ne me plaisait pas, et j’avais vraiment envie de rentrer. Franchement, le fait de jouer en concert n’était même plus agréable.

Vous m’aviez permis de vous suivre pendant les deux premiers jours à New York, et il y avait une bonne ambiance je crois. Les ingénieurs du son étaient très enthousiastes en criant " On a déjà fini de préparer la setlist de leur succès aux US !", et les gens du staff sur place étaient aussi enthousiastes.

Die : Oui, mais si c’était vraiment dans cet esprit là, ça aurait été trop facile.

Que s’est-il passé réellement ?

Die : Et bien il y a plein de choses (rires). Au tout début il y avait plein de petits problèmes qui sont ressorti au fur et à mesure que la tournée avançait. Et à un moment ça à explosé (rires). Pour donner un exemple de ce qui n’allait pas : notre façon de nous comporter était vue par les gens du staff et le groupe des Deftones comme une attitude renfermée sur nous même. Quand le concert était fini, on retournait dans le bus. Et à cause de ça ils se disaient " mais pourquoi ils ne sortent pas ? ils n’apprécient pas la tournée ou quoi ? ".

Ah en effet. C’était assez pesant.

Die : En plus dès le début plein de petits détails sont ressortis. La façon de se comporter envers les fans, la façon de faire les concerts aussi. L’équipe des Deftones où de Fall of Troy aussi on fait des remarques à notre staff. En fait notre staff était le même que celui de notre tournée de février, et ils nous connaissaient bien. Mais ils ont dit " La dernière fois c’était super, mais bon là ils sont juste une première partie ". A propos du live en lui-même ils disaient " on a fini les préparatifs pour le show de Dir en grey, mais je crois pas que qu’ils vont intéresser les spectateurs… " ou d’autres choses du même genre. Ils ont été jusqu’à dire des propos du style " ils doivent être capable de bien mieux, mais dans l’état actuel des choses ce n’est pas très agréable ". Ca m’est resté dans l’esprit jusqu’au milieu de la tournée à peu près.

Malgré tout ça vous avez réussi vous comprendre à la fin de la tournée. Ca a prit une bonne tournure en fin de compte.

Die : Je ne sais pas trop si ça a prit une bonne tournure, mais j’en ai l’impression. J’ai réussi à finir sur un bon sentiment. En ce court laps de temps j’ai l’impression que Dir en grey s’est un peu fait écrasé les coutumes, la culture, les gens et le pays américain.

En gros ce sont des incontournables.

Die : Et on ne peut pas adhérer à tout et il arrive que ça coince. Et alors qu’ils apprennent à nous connaître, de notre côté on est obligé de faire face du mieux qu’on peut. C’est un problème qui ne se pose pas tellement en temps que groupe mais d’individu à individu.

En effet. De plus pour ce qui est de votre cas Die, le staff et les autres groupes vous voient comme celui le plus familiarisé avec les états unis sur certains points. D’après ce que j’ai vu, vous êtes sans doute celui qui était le plus souvent à l’extérieur du bus. Vous aviez un peu le rôle de " pont " entre le groupe et l’extérieur.

Die : Peut-être….

Mais malgré cela, ça devait être quand même pénible. Vous avez du être un peu vexé par la même occasion.

Die : Franchement oui.

Alors que de l’autre côté vous vous disiez que vous deviez le faire….

Die : Ce n’est pas un problème qui ne concerne que moi aussi. C’est un problème d’ambiance général au sein du groupe. Malgré tout, on l’a quand même abordé de façon individuelle. Mais je crois que ça a fini en une expérience amenant un changement au niveau spirituel, dans le bon sens du terme.

Au final, c’était un processus de changement qui était nécessaire dans ce laps de temps et au fur et à mesure des concerts.

Die : Oui, et quand j’y repense maintenant chaque jour était vraiment éprouvant (rires). Je n’appréciais pas qu’on me dise quoi faire. Même si on ne voulait pas me donner volontairement des ordres, lorsqu’on me parlait, on le faisait de sorte à ce que je comprenne bien, et du coup j’entendais ça comme une façon autoritaire de me parler.

En fait vous êtes dur à soumettre (rires).

Die : Oui (rires). En plus on est en situation de première partie. On a reçu l’occasion de pouvoir faire une tournée avec les Deftones, alors on ne peut pas renverser l’atmosphère. Je crois que le fait que le Family values tour n’ait pas posé ce problème tient du fait que tout était à grosse échelle, alors je crois qu’on nous reconnaissais pas trop (rires).

Et dans un environnement avec que des groupes, des membres d’un peu partout viennent dans le bus pour passer du bon temps avec d’autres etc. Cette atmosphère bon enfant était bien présente. Ce genre de chose est nécessaire non ?

Die : Oui. Dès lors qu’il y a beaucoup de groupes présent, ça devient comme ça. En revanche je pense que si c’était une tournée que avec Korn et nous, on aurait perdu cette ambiance. Alors bon, malgré tous ces événements, la façon voir Dir en grey lors de la tournée avec les Deftones a grandement changée entre le début et la fin de celle-ci. Et puis je crois que pour le " nous " d’aujourd’hui, on a accomplis quelque chose de très important. Plus que sur le plan musical, c’est aussi sur le plan mental. Si on n’aurait joué que au Japon auparavant, ça aurait pu devenir un problème bien plus excessif.

En fait, lorsque vous aviez commencé votre propre tournée en mars, votre manager sur place vous avait laissé entrevoir la possibilité d’une tournée avec les Deftones. A ce moment dans le staff américain, il y avait certaines personnes qui pensaient que ça n’avait " aucun sens " ; que " avec le potentiel actuel, ils feraient mieux de faire leur tournée de leur côté ".

Die : Ils ont été jusqu’à dire qu’il n’y avait aucun intérêt à faire des choses aussi extrêmes. Mais en vérité, si on n’avait pas fait cette tournée… alors la tournée en Europe aurait été fortement compromise. Je crois qu’on aurait rien à faire partager aux spectateurs. C’est pas bon d’aborder les concerts avec l’attitude de se dire " que c’est suffisant de se faire comprendre uniquement par les gens qui nous soutiennent déjà ". Et ça nous est déjà arrivé en fait. On nous a dit des propos plutôt extrême faut dire ! Quand on a joué Namamekashi ansoku…, on nous a dit " vous jouez ce morceau, déjà ceux qui vous verrons pour la première fois ne la connaissent pas, je sais pas trop ce qui serait mieux. Faites là plutôt en One Man. " (rires). Alors du coup quand j’entends ça, forcement je ne suis pas dans de bonnes dispositions. Et puis ceux qui nous ont dit ça étaient dans le même bus que nous pour les déplacements. L’ambiance s’était beaucoup dégradée, et à ce moment là je me disais " on n’est pas à notre place ". On était rentré un cercle vicieux sans fin (rires).

Ca ne s’arrange pas tout simplement autour d’un verre en plus.

Die : Oui. Bien sûr tous ce que les autres disent on le comprend bien, mais quans c’est nous qui nous exprimons ça finit toujours par " oui je comprends mais…. ". Par exemple lorsque Kyô kun ne dit plus rien sur scène. Ils trouvent ça étrange. Ils nous disent " Ca fait monter l’ambiance de parler, alors pourquoi il le fait pas ? ". Et on a beau dire " on est pas ce genre de groupe ", ils ne comprennent pas. On peut toujours leur dire " qu’on fait les mêmes choses qu’au Japon " ou " on a 10 ans de carrière derrière nous, et c’est ça que nous sommes ", ça ne marche pas. En fait en étant la première partie des Deftones on était non pas un groupe ayant 10 ans derrière lui, mais pas loin du groupe venant tout juste de démarrer.

" Entrez dans le village, et obéissez aux règles du village " en quelque sorte.

Die : Il y a des arguments bien fondés dans ce qu’ils disent. On n’a pas a obéir à quoi que ce soit. En résumé le groupe n’a pas le choix que de devenir plus fort mentalement. Si on regarde de plus près, c’est le gain le plus important.

Et puis rien ne se résout si vous n’en parlez pas autour de vous. C’est une situation difficile.

Die : Oui, en fait il y avait des réunions. Mais il faut aussi en parler en dehors du cadre de la réunion. A un moment il y avait beaucoup de réunion et, je dois dire que j’y ennuyais ferme (rires). On en faisait pour des problèmes qui ne s’arrangeraient pas par des réunions (rires). J’étais clairement frustré par celles-ci. Donc quand on retourne sur scène en traînant ce sentiment, on finit par jouer en étant irrité. On se dit " pourquoi je suis là sur cette scène ? " on se met à penser " pourquoi je suis dans ce groupe ? ". Et à ce moment là on ne joue pas plaisir. Pourtant dans l’ensemble de la tournée, tout ce qu’on a vécu, chaques choses que les gens nous ont dit… c’est vraiment énorme. C’est très important pour le Dir en grey qu’on est aujourd’hui.

Je suis vraiment très content que vous puissiez vous accomplir au présent en ayant clarifié cette histoire. Si vous n’aviez pas réussi à trouver les réponses en vous même, alors ça aurait été impossible d’en parler aujourd’hui. Dans un sens c’est devenu une bonne histoire du passé dont vous riez volontiers.

Die : Oui en effet (rires). Au final on ne faisait que apprécier l’expérience à notre manière à nous. Mais si rien ne change, alors rien ne peut naître. On devait devenir plus fort après tout ça. Je crois que le plus important pour nous c’est de pouvoir prendre sur nous et aller dans des endroits où on ne peut pas se plaindre, où on n’a pas d’excuse, dans des endroits inconfortables.

Dans un sens, cette tournée aurait pu être un tournant fatal pour le groupe.

Die : Oui. Cette tournée garde une grande signification pour moi. Les tensions apparues à cette période sont toujours présentes. Par exemple ce qu’on cherche à faire pour les festivals est sensiblement la même chose que pour la tournée des Deftones. Comment intéresser les gens à ce qu’on fait dans le temps qui nous est imparti ? Alors que dans nos propres concerts on peut s’exprimer autant qu’on le désire. Ce problème se répète dans la tournée européenne, mais on arrive à mieux le gérer je crois.

Quels souvenirs gardez vous de la tournée qui avait eu lieu juste avant celle avec les Deftones ?

Die : Franchement… je me souviens pas très bien (rires).

D’après la théorie que vous nous avez expliqué tout à l’heure, quand c’était agréable vous ne vous souvenez pas ?

Die : Ca… doit être ça (rires). On dirait que récemment je n’arrive pas à me souvenir du contenu des tournées quand il n’y a aucun sentiments forts comme " je déteste ça ! " ou " C’est plus possible ! ! " (rires). Ou alors quand il n’y a d’impact intense comme le family values tour. Je ne me souviens pas du contenu de chaque date une par une, mais je m’en souviens plutôt en terme de défis relevés ou non dans une vie.

En résumé, vous allez oubliez la tournée printemps 2007 à moins que celle ci soit un tournant inoubliable dans votre carrière ?

Die : Oui, honnêtement je n’ai pas grand chose à dire sur cette tournée (rires).

Pour éviter tout malentendu avec les lecteurs, c’est parce que vous avez enchaîné les concerts pénibles que vous ne pouvez pas les oublier. Alors que en revanche vous avez fait de super concerts au Japon chaque soir, ce qui est en quelque sorte assez ordinaire.

Die : Voilà. La tournée au Japon c’était vraiment génial. On était tout à fait libre, c’était très satisfaisant. Mais là on se concentre plus sur les tournées sur genre de Deftones puisqu’on est parti pour en faire d’autres dans les jours à venir. On ne cherche pas à privilégier l’un ou l’autre type de tournée. C’est tout simplement ça.

Ensuite en septembre va débuter Tour07 Dozing green, qui va naturellement débuter par le Japon en premier, et pour que cela reste un souvenir clair, il va falloir rechercher la qualité, le plaisir et viser plus haut.

Die : En effet. Et puis j’exprimerais mes sentiments tels qu’ils sont. On n’a pas le choix que de frapper fort. Notre façon de penser, notre attitude n’ont pas beaucoup changés. Ca doit être ce que l’on est simplement, ca doit être le Dir en grey d’aujourd’hui. Ma façon d’appréhender les concerts a changée sur certains points. Sans vouloir être trop direct, je crois que dans un concert il y aussi la partie spectateur qui rentre en compte n’est-ce pas ? La difficulté réside dans le fait de rendre un concert bon, et non pas de faire en sorte de prendre du plaisir en étant sur scène, ou prendre du plaisir en tant que spectateur. On attend ces concerts avec impatience. Même si c’est notre pays natal, on doit faire notre possible pour extérioriser nos sentiments. Je crois que ça doit être le moyen à notre disposition pour exprimer concrètement le meilleur de nous.

Je suis impatient de voir à quoi ça va ressembler. Et je me disais une chose : toutes les choses apparemment fixées dans l’album The marrow of a bone sont en train de petit à petit changer.

Die : Je pense pareil. Cet album est très pointu et à la fois c’est une œuvre très difficile. Lors du processus de création, on s’est beaucoup éparpillé, et pour moi c’était dur de voir de l’avant par moment. Par exemple pour Vulgar, c’était complètement différent. Quand je le regarde d’un œil nouveau, je le vois comme un album très doux. Je me demande parfois si je pourrai encore faire de tels morceaux. Il y a bien sûr des morceaux exceptionnels, mais le fait de les faire n’étaient pas aussi pénibles. Dans l’atmosphère de l’époque, tout le monde était en accord, on arrivait à se dire que c’était bien de telles ou telles façons. Dans ce sens, les sensations qu’on avait en composant Vulgar sont différentes de celles pendant Withering to death et The Marrow of a bone. Dans le peu qu’on produit nait un morceau, et petit à petit il devient de mieux en mieux.

C’est une longue période où chacun de vous a vu ses influences s’élargir et s’assembler. C’est une période où vous vous êtes enrichis spirituellement.

Die : C’est possible. Si j’avais une chose a ajouter, ca serait que d’autres périodes de ce genre viendront. En effet je suis satisfait de The marrow of a bone, c’est un album qui reflète ce qu’on était à ce moment là, et qui en même temps a figé ce qu’on était. Mais maintenant on est sûrement encore différents. C’est pourquoi il est certain que dans le prochain album, des choses auront de nouveau changées. Dans tous les sens du terme, et aussi les choses qui a priori ne bougent pas.





Soso > je SAIS qu'il y a des fautes!!! arrête de me le dire!!! lol

-koto-

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Published by Koto - dans Dir en grey
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