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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 23:30
Wouaah j'ai galeré. J'ai fini par réussir... mais vous le ressentiez par mon français très confus que c'était pas facile à boucler celle là. En plus lui aussi il parle le dialecte du Kansai par endroit (comme Kyo) U_U Mais c'est cool j'ai progressé dans la langue du Kansai hehe

En tout cas on y apprend comment Kaoru galère quand il crée de la musique le pauvre.. Ca fait de la peine de voir les fans qui démolissent son travail après XD Surtout qu'il se place toujours à notre place, les auditeurs, pour tenter de faire la meilleur musique possible. Courage Kaoru!! t'es le meilleur! :D


----Kaoru----

In Stockholm, Suède 07/08

A peine 24heures après l’interview de Die, j’ai rencontré Kaoru dans une chambre de l’hôtel, en Suède cette fois ci. Comme d’habitude, nous avons chacun dans les mains une bière bien fraîche. Comme ils ne sont pas remontés sur scène depuis, il n’y a rien de neuf à ajouter par rapport aux concerts depuis hier (ps :comprendre que depuis l’interview avec Die, aucun concert n’a été fait, alors rien nouveau dans les circonstances). Mais nous arrivons quand même dans un nouvel endroit, et nous respirons l’air d’un pays différent de la veille.

Nous sommes à Stockholm qui est la capitale de la Suède, le pays le plus au nord de l’Europe. Demain après midi, ils auront affaire à un public extrêmement affamé, dans un pays où ils ont mis les pieds pour la première fois de leur vie. J’en profite pour faire une petite parenthèse sur le fait que depuis une semaine, des fans ont planté leur tente devant l’entrée de la salle. Et au final, ils se tiennent en une longue file d’attente. Je crois que je peux m’avancer à dire que ça promet plein d’enthousiasme pour le concert. Le calme avant la tempête ?

Alors, y a t-il quelque chose de différent dans la tournée européenne de cette année ?

Kaoru : Il y a beaucoup d’endroit qu’on avait jamais visité. C’est la première fois qu’on vient dans cette ville. Ca a un goût de nouveauté, et puis partout on va il y a toujours autant de monde qui se réunit et ça me fait me beaucoup plaisir. Je suis content qu’il y ai autant de gens qui veulent nous voir.

Comment expliquez vous le fait que ce soit à ce point là ?

Kaoru : Et bien c’est assez étrange. On n’a pas fait tellement de promotion, et franchement nos ventes de cd ne sont pas si énormes. Mais… Il y a cette même tendance au Japon, les gens qui ont écouté notre cd ont pour la plupart envie de nous voir en concert. Alors ils font le déplacement. Si c’est bien ça alors j’en suis content, ça me donne beaucoup de courage. Ca voudrait dire qu’on a fait un album qui donne envie d’essayer le concert.

Il est naturel d’en être satisfait je crois. Et même, en mettant de côté la musique, admettons qu’en écoutant on ai pas forcement envie d’aller voir le concert. Ce serait quand même bienvenu que cette personne vienne malgré tout et qu’elle finisse par être enchanté par la prestation.

Kaoru : Tout à fait. Je crois que de toute façon il y a des gens qui, peu importe la musique, veulent essayer de voir en concert. Nous on essaie de faire un concert qui inciterait les gens dans ce cas à se dire qu’ils reviendront volontiers la prochaine fois. C’est là que se situe notre combat. En février on a fait des concerts aux US et on était dans cette optique. Il y avait bien des gens qui étaient venu juste pour voir, parce que c’était quelque chose d’exceptionnel. A la base ils semblaient être intéressés par la culture japonaise, et ils se disaient que comme un groupe japonais venait jouer, alors pourquoi pas venir voir. Et on se devait de faire un concert tel qu’ils aient envie de revenir la prochaine fois. Et pour les autres aussi, autrement dit ceux qui ont aimé l’album et qui viennent nous voir. On devait faire un concert qui aurait incité ces personnes à en parler à droite à gauche, incité les médias à faire découvrir. Sinon ca n’aurait eu aucun sens.

C’est vrai. En même temps vos concerts c’est du solide. En mai 2005, votre première fois à Berlin, il y avait près de 3500 personnes, beaucoup d’ambulances ont dû se déplacer. Et pourtant vous n’avez pas non plus fait une promotion si énorme.

Kaoru : Et il en était de même pour Londres cette année. Jamais on aurait cru faire un sold out. Les personnes du staff sur place avaient prévu au cas où cela arrivait une date supplémentaire. Et ils ont eu raison. Le staff allemand qui s’est occupé de nos ventes pour l’Europe ont l’air de bien nous comprendre nous et notre façon de voir le monde via le groupe. Et nous de notre côté, on se demande de quelle façon on est considérés. Ce sont des gens qui savent très bien ce qu’ils veulent concrètement. On voudrait répondre à leur attentes et leur demandes autant qu’on peut. La tournée actuelle est un peu la continuité de ce qu’on avait entamé l’année dernière.

De votre côté, vous recherchiez à faire une " vraie tournée européenne " n’est-ce pas ? Pas seulement vous limiter à l’Allemagne et la France.

Kaoru : Oui, si on la faisait c’est pour aller dans des endroits qu’on avait encore jamais visité. On a reçu beaucoup de propositions de pays, et j’ai de nombreuse fois répété qu’il y avait pas mal d’endroit où on était déjà venu et que cette fois on voulait faire des pays encore inconnus. A côté des festivals, on voulait aller dans des endroits où on avait pas encore joué. Et voilà ça a donné cette tournée.

Je me dis que d’une part il y a ceux qui après avoir entendu l’album veulent vous voir, et en parallèle il y a ceux qui s’intéressent de plus en plus à ce que vous faite. Ils sont au final tous très chauds ! Vous devez vous dire que vous êtes entouré de gens qui se sentent impliqué par ce que vous faites. Ca doit être génial.

Kaoru : Oui c’est vrai. Ceux qui nous ont programmé aux US étaient dans le même état d’esprit. C’est aussi un challange pour eux, ils sont vraiment animés par l’envie de vouloir construire ensemble quelque chose de nouveau. Et les journalistes de KERRANG ! aussi.

Oui.. comme si vous étiez un groupe qu’on vient juste de découvrir (rires), ils vous donnent continuellement des coups de pouce.

Kaoru : Oui (rires). Je les trouve vraiment super.

Je reviens un peu sur la tournée avec les Deftones. Selon vous, que vous a apporté cette tournée, et quel sens a-t-elle ?

Kaoru : Honnêtement si on se demande combien de fans des Deftones on a réussi à rallier à notre groupe, alors je dirais qu’il n’y en a pas beaucoup. C’est ce que je me dis quand on se base sur le retour qu’on a eu dans la salle ou sur la vente de cd au stand. Malgré ça je crois qu’on a pu faire un concert où il y a au moins quelques personnes qui se souviendront de notre nom. Ces personnes ont les retrouvera les prochaines fois !

Les fans de Deftones sont vraiment à fond pour Deftones…

Kaoru : Oui. Complètement (rires).

Dans un sens ils ressemblent aux fans de Dir en grey. Quand vous faites une tournée au Japon et que c’est un groupe occidental qui fait la première partie, il y a toujours cette question de savoir si ils vont être bien reçus ou non.

Kaoru : aah oui en effet. Mais je crois qu’ils connaissent déjà l’existence du groupe. Et ils arriveront à grappiller de nouveaux spectateurs pour leur prochaine fois. Euh en fait je sais pas si réellement les gens viendront forcement les prochaines fois (rires). Par exemple dans notre cas, les fans de Deftones qui sont venu sans rien connaître de nous, peuvent rentrer chez eux après et télécharger notre musique pour essayer. Même si ils sont peu nombreux c’est toujours une avancée.

Oui, bien sûr. Mais ce n’est pas seulement cela qu’il y avait à gagner dans cette tournée… il y avait aussi une toute autre signification….

Kaoru : Oui, j’ai beaucoup aimé le faire. C’était une expérience d’une grande valeur. Un gain spirituel, quelque chose de grand, pas visible à l’œil nu.

En ce qui vous concerne, les Deftones est votre groupe favori et vous les respectez beaucoup. C’était comment de faire une tournée avec eux ?

Kaoru : Je n’ai pas trop laissé paraître mes sentiments. La volonté de faire ça bien s’est agrandie en moi. Si je ne donnais pas mon maximum, ça aurait pu se finir en une chose simplement " sympa ". J’aurais perdu mes objectifs de vue. C’est comme à l’époque de nos débuts à Los Angeles. Yoshiki était notre producteur, et c’était les mêmes circonstances. J’ai pu enregistrer grâce à la personne que j’admirais, dans un studio qui appartenait à une personne maintenant au ciel. J’y aurais jamais cru, c’était une chose impensable ! Alors forcement quand ça me passionne je n’ai pas envie de voir de point négatif.

C’est presque de l’amour (rires). Si vous mettez tous vos efforts pour ceux que je vous aimez, vous devez laisser aucune place au hasard.

Kaoru : Oui, et même pendant cette tournée, il arrivait qu’il y ai des membres de Deftones qui viennent nous voir jouer, et je me braquais en disant " aah non c’est pas possible… ! ", j’y mettais toute ma force et c’était quand même loupé (rires). Il y a des moments où ma façon de raisonner est un peu bizarre (rires). Comme je les aime j’ai envie qu’ils me reconnaissent en tant que tel, je veux me donner à fond. Alors oui c’est peut être pas si loin de l’amour passionné. En même temps c’est évidemment aussi un combat personnel.

 

En fait vous voulez que les personnes pour lesquelles vous témoignez du respect posent au moins un regard sur vous… ?

Kaoru : Oui, et pour être plus précis, j’ai eu aussi envie de leur dire " merci de nous avoir invité ". Et en retour j’ai vraiment envie qu’ils nous disent " merci d’être venus ".

Ah bon… je vois ! Lors de cette tournée il s’est passé beaucoup de choses, et au final au lieu de finir par vous séparer cette expérience a réussi à vous rapprocher. Vous avez même été invités à l’anniversaire de Chino Morino (chanteur du groupe).

Kaoru : Il s’est passé beaucoup de choses ! Je peux pas dire concrètement quoi mais ça a eu un impact. Les groupes respectifs ont a peu près le même âge. De la sorte certains sont habitué à être en première ligne depuis leur jeunesse, en même temps il y a eu des moments ou d’autres étaient vexé. Ce n’est pas une question d’âge, mais les Deftones sont vraiment puissants sur scène. Sur ce plan là ils nous battent encore. Ca m’est déjà arrivé de nous comparer à eux en se demandant ce qu’ils ont de plus que nous, mais… c’est incontestable que le live en lui même est différent. C’est presque une évidence en fait…

Chaque soir vous avez un concert, puis du transport. Vous enchaînez tournée sur tournée. Vous avez toujours procédé de la sorte depuis le début.

Kaoru : Oui, et c’est en continuant de la sorte qu’on se fortifie, vraiment… par une telle quantité de concert. C’est réellement un concert par soir. Et grâce à cela on ne devient pas plus doués, mais bien plus puissant. De la sorte même si on fait une erreur lors d’un concert, ca peut se transformer en quelque chose de plutôt cool.

En bref, la force d’un groupe se distingue dans la manière qu’il a d’assembler toutes ces petites choses qui font une ambiance.

Kaoru : En effet, pour ma part j’aime bien repérer les erreurs quand je joue. Quand je peux revoir les parties de base. Par exemple aux répétitions à New York, j’étais en train d ‘ajuster un nouveau morceau qu’on avait pas encore tout à fait fini d’arranger, mais j’y arrivais pas du tout ! J’étais vraiment nul à ce moment là (rires). J’y suis resté 20 bonnes minutes sans pour autant progresser. Et à chaque fois je butais au même endroit. Je me dis que tout le monde est dans la même galère quand le morceau n’est pas encore fignolé (rires). Alors au final après m’être dit qu’il n’y avait pas moyen, je me résigne à laisser ça de côté, et on reprend le court normal des répétitions… Et vient juste après nous les " comme toujours géniaux " Deftones. C’est assez amusant.

Pour tout le monde il y a une différence entre les morceaux actuels et ceux fait longtemps avant. Par exemple entre les morceaux de The Marrow of a Bones fait pour la première fois en live, et maintenant. La façon d’appréhender les chansons est différente non ?

Kaoru : Pas tant que ça en fait. Ca correspond à mes attentes. Quelles attentes ? je ne peux pas clairement l’expliquer, mais en fin de compte il n’y a pas de changement impressionnant.

Alors que Withering to death c’est des chansons que vous jouez depuis deux ans déjà. Et tout en ayant parachevé les morceaux, vous arrivez à les colorer de nouvelles sensations lors des concerts n’est-ce pas ?

Kaoru : C’est vrai. Je ne peux pas non plus nier qu’il y a des parties, bonnes ou mauvaises, auxquelles on est habitués et où franchement, on ne retrouve pas tellement de nouvelle fraîcheur lors de live. Seulement, quand on joue à l’étranger il y a naturellement beaucoup de chansons phares à jouer. Et quand j’y repense, Withering to death a beaucoup de morceaux qui ont facilement plusieurs niveaux d’écoute. La porte d’entrée est vaste, et quand on s’y aventure il se révèle que l’album est riche. Quand on l’écoute, plein d’images ressortent facilement. Alors que The Marrow of a Bone le permet moins. Les façons de l’écouter sont vraiment plus restreintes, et exceptionnellement profondes en revanche. C’est la tendance de l’album. C’est pourquoi les chansons de Withering to Death sont absolument nécessaires lorsqu’on joue en occident où dans un endroit encore nouveau.

En fait vous invitez les gens à rentrer dans les morceaux et vous leur montrez toute l’amplitude que vous possédez.

Kaoru : Oui et ce que je viens d’expliquer peut être un début de contraste entre les deux albums. L’album The Marrow of a Bone a aussi des chansons vivantes, c’est pourquoi c’est un très bon album, et je crois qu’elles se mélangent bien avec les anciennes chansons.

Est-ce que cette étroitesse propre à The Marrow of a Bone n’est pas là afin de correspondre au besoin du marché étranger ? Vouloir éviter de perdre de l’impact quand vous jouez dans les festivals avec d’autres groupes… ?

Kaoru : Non, pas du tout. C’est un album très pesant, violent avec des éléments très pointus. En fait tous nos albums sont pointus (rires). On se sent vraiment impliqué dans notre travail et on a fait ce qu’on voulait faire.

Alors c’était intentionnel de ne pas avoir un équilibre(/balance) très bon dans l’album ?

Kaoru : Oui. C’est pourquoi il n’est pas tourné vers le grand public, c’est dur de rentrer dedans. Mais tous les éléments un peu confus de l’album correspondent à ce qu’on voulait créer.

Dans un sens c’est votre premier album qui sort à l’échelle mondiale. Vous n’avez pas senti de risque à sortir un album avec une implication personnelle ? Pas de peur qu’on vous ne vous comprenne pas ?

Kaoru : Non, honnêtement je n’y ai jamais pensé de la sorte. Je me suis jamais dis que c’était " nos début sur la scène mondiale ". Mais plutôt que c’était l’album qui allait refléter ce qu’on est aujourd’hui. C’est vrai que pendant qu’on bossait dessus on s’est demandé comment les gens allaient le prendre, qu’ils allaient sûrement se dire " qu’il a été fait dans la foulé, en une fois " (rires). Le seul débat était de se retirer de la tête que c’était vrai (rires).

C’est clair qu’en prenant conscience de ceci, on ne peut pas savoir à l’avance si l’image du produit sera idéal ou non.

Kaoru : Oui, et en plus pour cet album il n’y a pas eu d’excitation. A l’écoute, il y a des parties qui nous plaisent beaucoup, ou au contraire on se demande si parfois ce n’est pas mieux de par exemple ne rien mettre à tel endroit (rires). C’est toujours la même rengaine quand on a un peu de recul. Après notre précédant album il y a eu celui là, et après celui là viendra un autre, c’est une chaîne. Dans notre cas on peut dire que notre activité s’est assez élargie, et il est évident que notre principal public reste le Japon. Et c’est sûr que pour les japonais il a dû être dur d’attendre plus de deux ans la sortie de l’album. Imaginons que ça n’ait pas été le cas, on aurait crée quelque chose dans un relativement court laps de temps. Je me demande si on aurait fini par faire un album très semblable au précédent, ou si on aurait réussi à faire des choses bien différentes. On est plutôt du genre à appartenir à la seconde catégorie de personnes. On ne voulait absolument pas refaire les mêmes choses. Dans cet album il y a bien sûr parmi les morceaux violents de très jolies mélodies, simples à écouter et le tout n’est pas très long… J’aime bien ce genre d’album. Mais pour le prochain on ne fera absolument pas la même chose.

Ca arrive souvent qu’on pense de la sorte après avoir fini l’album. Mais si vous n’avez pas totalement réussi à achever ce que vous vouliez à la fin, vous n’auriez pas envie de poursuivre votre travail sur l’album prochain ?

Kaoru : Oui, notre politique pour The Marrow of a Bones c’était…. hum je sais pas trop si on en avait une (rires). Parce que par exemple, on aurait très bien pu inclure des morceaux comme " saku " ou  " C ", ça n’aurait pas du tout fait bizarre. Au contraire ! ça aurait amélioré l’équilibre général de l’album, ça pourrait même devenir un album qui mettrait le feu. Mais à ce moment là on ne voulait pas spécialement de ce genre d’album. Je dirais même qu’on a fuit cette ambiance. C’est en fait " Lie buried with a vengeance " qui au départ a représenté ce changement, alors ça serait ce morceau qui serait un peu notre politique pour tout l’album. Si l’ensemble avait cette vocation (d’avoir des chansons comme WTD), ce genre de morceau jouerait un rôle clé dans un équilibre à notre façon, dans l’album. Mais on n’était pas enthousiaste pour ça. On a un rendu tout aussi bien en se séparant justement de ce qui était déjà établi dans nos travaux précédants

On finit par s’habituer, que l’album soit blanc ou noir, on doit perdre de cette excitation je crois. En ce qui vous concerne, au fur et à mesure des années ça ne se complique toujours pas de faire un album qui soulève votre enthousiasme ?

 

Kaoru : Non…. Tout va bien (rires).

Pour trouver l’inspiration et l’excitation, vous avez besoin d’un train de vie comme maintenant ?

Kaoru : hum… je sais pas trop…

Si vous êtes en manque de nouvelle énergie ou encore de nouveaux éléments à introduire et que vous ne ressentez pas jusqu'aux tripes ce que vous faites, alors vous n’arrivez pas à progresser, vous ne transformez pas ça en force.

Kaoru : Oui c’est comme ça que ça se passe. Ce qu’on ressent en soi ressort à la surface en tout cas. Sans même qu’on en ai conscience ou qu’on le sente. Mais il arrive qu’on traverse des moments pareils et c’est dur à surpasser. On est forcé d’y réfléchir, on a pas le choix. On finit par être extrêmement perdu. Est-ce que j’ai vraiment bien choisi ? Est-ce que c’est pas du recraché ? On y songe très péniblement. J’essaie d’éviter ce genre de réflexion au maximum…. Mais quand je me dis que je dois pas y penser, je fini fatalement par le faire (rires). Ca fait vraiment tourner en rond. En plus je ne garde pas ça pour moi seul, et quand je me confie à un autre membre du groupe et qu’il me confirme que j’ai tort alors ça me rassure. A ce moment là je ne suis animé par rien qui ne soit neuf ou génial. Je dirais que je suis habité d’un idéal très précis.

Ce qui était autrefois nouveau fini par devenir pour vous tout à fait naturel non ?

Kaoru : Oui. Et il n’y a pas que l’originalité qui rentre en compte, il faut qu’il y ai un attrait autour. Le but n’est pas de faire des choses intéressantes en quantité. Si il n’y a aucune attraction ça ne sert à rien, et on le comprend lorsqu’on le voit sur scène. On comprend si c’est montrer sa maîtrise où pas qui compte. Clairement, si je ne suis pas investi alors c’est inutile. C’est bien de relever de nouveaux challenge, mais ça n’a aucun sens si on se limite à étaler ses compétences. Le monde peut s’élargir autant que possible, mais en vérité il peut devenir aussi très étroit, et c’est là toute la complexité.

Comme si on se liait de nous même les mains ?

Kaoru : Ca je ne sais pas trop mais, c’est toujours le même problème. Lorsqu’on se sent arrivé ses propres limites. On arrive complètement à un point où se dit " je ne peux plus composer " ;  " plus rien ne me vient à l’esprit ".

Vous avez déjà ressenti ça pour les autres albums ?

Kaoru : Oui, et avec le temps ça va en s’empirant (rires).

Ah ce point. Vous devez avoir peur pour le prochain album (rires).

Kaoru :… oui ! (rires)

Ne dites pas ça ! (rires)

Kaoru : hahaha ! En résumé quand j’ai des idées qui me viennent, je les réexamine d’un regard objectif et je me dis pratiquement tout le temps que c’était quelque chose de pas si grandiose que ça. Ce n’est pas aussi évident qu’avant, ça ne se résume plus qu’à pouvoir démarrer quelque chose ou non, je sens qu’il y a des parties où il faut absolument retravailler dessus de façon plus consciencieuse par exemple. Je ne veux pas aller vers la simplicité. Parfois après avoir commencé quelque chose, je me dis " ah j’ai choisis la simplicité… ", et je déteste, je fuis même, ce genre de situation.

En gros il n’y a pas d’autre choix que d’emprunter un cheminement psychologique assez douloureux.

Kaoru : C’est bien vrai. Déjà j’adopte aussi le point de vu d’un auditeur de Dir en grey, et en ayant cette attitude on gagne forcement un petit quelque chose lorsqu’on on se replace ensuite du côté de l’artiste. Quand on prend une décision on se place des deux côtés. Il ne faut absolument pas adopter exclusivement le point de vu de l’artiste quand on fait un choix. Quand on compose de la musique en adoptant cette vision et qu’au final en écoutant, on ne se dit pas " hey c’est génial ! ", alors c’est que c’est pas bon.

Ca a l’air pénible, vraiment… (rires).

Kaoru : Mais bon, après avoir au final réussi à faire The Marrow of a Bone, j’ai déjà des idées sur les futurs directions qui me font envie. Que ce soit en concert ou ailleurs, je crois que la clé de tout c’est d’être tourné vers " la suite ". Et grâce à ça je compose des morceaux qui me donne envie de faire plus de concerts, envie d’essayer de nouvelles choses.

C’est une preuve de " force " de déclarer ceci. Pour finir, quelles sont les particularités qu’aura le Tour07 Dozing Green qui arrive bientôt ?

Kaoru : Cette tournée c’est vraiment… comment dire, " la tournée qu’il faut aller voir pour ceux qui viennent voir Dir en grey pour la première fois ".

-jeu de mot pas compris mais qui avait l’air très drôle-

Kaoru : hahaha ! Ca sera sans aucun doute quelque chose de très abouti. Dans le passé, pour chaque sortie d’album on a toujours fait deux tournées qui allaient avec. Mais bon, je suis fatigué maintenant des choses " déjà décidées ". Je ne veux pas faire de plans arrêtés, je veux faire ce que je veux. Je ne parle pas de jouer pleins de morceaux. En vérité, après septembre, je ne sais même pas ce qui va se passer (rires). En supposant que la tournée continue en longueur, ça voudra dire qu’on se devait de répandre davantage l’univers de The Marrow of a Bone. En même temps on fait beaucoup de concerts dans tous les cas (rires). C’est pour ça que j’ai envie de faire quelque chose de différent par rapport à là où on nous attend d’habitude. En fait j’ai envie de faire des choses que moi même j’aurais envie de voir. Et en ce qui concerne le produit, je veux réaliser un album que moi même j’aurais envie d’écouter. C’est un peu la partie " fan " qui est en moi. Cette façon de voir est devenu un élément essentiel et ceci jusqu’à la fin.

Alors je me permets de vous demander : En temps que fan, comment voyez vous le Dir en grey d’aujourd’hui ?

Kaoru : Bonne question. Je dirais sans doute " surpassez vous davantage ! " (rires). " Continuez d’aller de l’avant ! " ; " continuez de donner encore plus ! ". J’attendrais d’eux qu’ils me donnent des choses que je n’ai encore jamais vues, des sons encore jamais entendus et des sensations encore jamais ressenties. J’attendrais ça de façon très forte.




Bon la suite ca sera Die ou Toshiya ? pas encore décidé....
La vache.. j'ai fini avec Kaoru je suis contente, c'était dur!  XD

-Koto-

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Published by Koto - dans Dir en grey
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