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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 23:29
Je me suis surpassée en vitesse pour celui la muahaha
Bon voila le petit Shinya, l'exemple type du japonais qui fait pas la différence entre un pays d'Europe et un autre haha



------Shinya-------

In Hambourg, Germany. 03/08

Le deuxième soir à Londres s’est terminé tout naturellement dans un grand succès. Evidemment ils ont tous les 5 remplis les attentes de leur public sur scène, mais après le concert ils ont parlé avec l’éditeur du magasine KERRANG en backstage, qui leur a entretenu sur le gros potentiel que détiendrait le groupe. En ce qui me concerne ils ont fait grande impression. En tous cas assez pour que le magasine le plus influent de ce pays leur dise "votre succès ici est déjà assuré ". Il est évident que je dis pas là qu’il faut avaler tous ce que les gens de la presse peuvent dire, mais étant de la même profession je suis d’accord sur plusieurs points. Au moins dans ce pays la presse et les fans demandent du Dir en grey de la même façon. Je m’en rends compte maintenant, ces concerts auront vraiment beaucoup apporté.

Pourtant Dir en grey n’a même pas eu le temps de savourer les retombées de ces concerts de folie, puisqu’ils doivent se tourner vers le concert a Hambourg en Allemagne. Ils n’ont pas le temps de s’écarter en chemin. Ils ont pris le Ferry à Douvres, et ils ont parcouru d’une traite la France, la Belgique et la Hollande pour arriver le 03/08 tard dans la soirée. Au total 15heures de trajets en partant de Londres parmi les fans venu assister à leur départ.

Le lendemain après midi ils joueront au Wacken open air, l’un des plus grands et ancien festival métal. Et ce soir puisqu'ils n’ont pas de concert, ils iront dormir à l’hôtel puisque leur bus ne fait pas couchette. Au passage, sans rigoler… autour de l’hôtel il n’y a rien ! Pas un endroit pour sortir, alors après le repas du soir, j’ai réquisitionné un membre du groupe pour une petite interview.

Ce soir c’est Shinya. On s’est retrouvé dans le bar de l’hôtel. Quelqu’un jouait du piano de façon assez énergique, ce qui était assez embêtant mais on a quand même réussi à parler de la tournée.

Alors c’est comment l’Europe cette fois ci ?

Shinya : On n’a fait que Londres pour le moment, alors je peux pas trop me prononcer mais bon… dans le fond c’est toujours pareil. Que ce soit les US ou l’Europe. Tous ce qui est pas au Japon c’est la même chose en fait pour moi (rires).

A ce point la ! ?

Shinya : Oui (rires). Même si le pays change, mes impressions restent plus ou moins les mêmes. Qu’on soit à la campagne, ou alors dans une grande ville, qu’on soit déjà venu plusieurs fois, ou inversement que ce soit la première fois…

D’après ce que vous dites, vous faites peu de cas de savoir s’il y a des différences entre les pays ou non.

Shinya : ah ça doit être ça je présume (rires).

Je me dis qu’il doit y avoir une différence entre jouer à New York ou jouer dans une petite ville inconnue dans le même pays. On dit souvent que le public des grandes villes est plus habitué aux concerts, qu’ils jugent de façon plus dure par exemple… Ces différences existent n’est-ce pas ?

Shinya : Ca doit être vrai, mais sur ce plan là c’est pareil au Japon. Entre les régions du Kantô et du Kansai il y a aussi ces même différences, et ce sont en fait les seules que je ressente. Alors bon le fait de jouer pour la première fois à Londres ne m’a pas apporté de pression supplémentaire. Et d’après moi la seule différence qu’il y a c’est :que ce soit au Japon, ou à l’étranger.

En fonction que ce soit à l’étranger ou au Japon, y a t-il des domaines où le courant passe différemment ?

Shinya : Non pas pour moi. Au Japon, en Europe, dans un " hall " ou dans une " live house " (je connais pas la différence alors j’ai laissé en anglais ^^: ) c’est pareil. Je sais pas ce que pensent les autres membres du groupe. Encore que quand on vient pour la première fois dans un pays, je me demande vaguement à quoi cela va ressembler.…

Dans le passé il vous est déjà arrivé que vous arrêter en Angleterre lors de voyage, c’était soit une étape de quelques heures dans un aéroport, soit un séjour d’une journée maximum. En dehors de ça vous n'avez jamais visité ce pays (rires). Vous êtes vous déjà imaginé à quoi ressemblerait un concert ici ?

Shinya : Non, pas du tout. Je ne m’imagine rien, déjà à la base je ne connais pas grand chose des pays étrangers.

…Vraiment ?

Shinya : Tout à fait (rires). Par exemple quand on me parle des groupes anglais qui existent, je n’y connais rien du tout ! Après j’arrive à ressentir les différences avec les groupes américains, mais bon les différences entre les anglais et les allemands je ne les connais pas du tout !

Shinya, depuis toujours vous lisez avec beaucoup d’ardeur des livres en anglais n’est-ce pas ? Vous êtes intéressé par l’apprentissage d’une langue, mais vous n’avez jamais voulu vous documenter sur ces différents pays ?

Shinya : oui c’est carrément ça (rires).

C’était pas la peine d’être aussi catégorique (rires). Je m’écarte du sujet mais vous êtes bon en anglais ?

Shinya : non c’est pas encore ça. Par exemple si quelqu’un écrit ce qu’il dit sur feuille, alors je comprendrais tous les mots. Mais si on m’aligne tous le vocabulaire en liste, alors il arrive souvent que je comprenne pas le sens exact. De toute façon j’aime bien apprendre aussi de cette façon alors ça ne me pose pas de problème.

Ah oui bien sûr ! Bon pour revenir dans le sujet, lorsque vous comparez votre expérience aux US et les autres pays d’Europe avec ces deux jours passés à Londres, avez vous ressenti des choses différentes ?

Shinya : Et bien… En fait je me suis dis qu’il y avait quelque chose de différent, mais après est-ce que vraiment c’était différent je ne suis pas bien sûr. Je crois que ce n’était pas parce que c’est Londres que j’ai ressenti ça, parce que je crois que j’ai ressenti le même genre de chose lorsque j’étais dans la tournée aux US. Au niveau de l’emploi du temps c’est le même genre de tournée.

J’en profite pour revenir sur la tournée US : en fait au niveau de l’emploi du temps, et aussi des circonstances, ca n’a vraiment pas du être facile de la faire n’est-ce pas ?

Shinya : Oui c’est vrai. Il y a des choses difficiles quand on est une première partie. Mais on savait à quoi s’attendre, et puis on était préparé à ça. En fait…ce n’est pas arrivé tant de fois que le public ne soit pas réceptif. Ce qui était gênant, enfin en ce qui me concerne… c’était on était assez restreint au niveau de l’équipement.

En plus de la proportion de voyage à faire en bus, la grandeur des salles, vous aviez aussi des restrictions. Et vous deviez donner le maximum de votre jeu dans un minimum de morceaux n’est-ce pas ?

Shinya : Oui c’est un peu ça.

Vous est-il déjà arrivé de ne pas prendre de plaisir à jouer sur un set de batterie minimalisé ?

Shinya : Non ça n’est jamais arrivé (rires). Je voulais devenir rapidement connu aux US et pouvoir devenir tête d’affiche. Et ce désir a toujours été le plus fort. En tout ça la chose la plus pénible était de ne pas pouvoir jouer " à grande échelle ".

En ce qui vous concerne, avez vous réfléchi à ce que la tournée avec les Deftones vous a apporté ? Les objectifs et les résultats obtenus sont difficiles à cerner n’est-ce pas ?

Shinya : Oui, mais il ne faut aucun doute qu’on a été très excités par cette opportunité. On s’est dit que peut-être on pourrait faire un peu connaître notre nom. C’était des sensations qui nous ont bien rappelé notre période indie au Japon.

Autrement dit, comme à l’époque où c’était primordial de grappiller des spectateurs supplémentaires.

Shinya : Oui. De faire en sorte que les gens venus voir les Deftones, qui ne connaissent rien de nous, se rappelle au moins notre nom quand ils rentreront chez eux.

Comme on dit " vous avez joué en terrain ennemi ". Et dans ces conditions c’est un peu stimulant non ?

Shinya : Lorsque je suis en plein concert je ne m’en rends pas compte honnêtement. Que ce soit terrain ennemi ou non. C’est quand on en parle avec des professionnels après le concert qu’on nous dit " le concert était bon ", " vous avez finalement répondu aux attentes des fans de Deftones qui au départ n’avaient pas l’air intéressés ". Et c’est là que je prends conscience de ce que je viens de faire.

Vous avez eu l’occasion de rencontrer plusieurs autres batteurs en commençant par Roy Mayorga des Stones Sour, des conseils techniques du staff de KoRn. Vous avez du être très excité de rencontrer autant de monde ? Et fort de cette chance, vous avez l’impression que votre technique et votre façon de considérer la batterie à changée ?

Shinya : En fait ce changement s’était déjà produit. Par exemple lorsque j’ai rencontré pour la première fois d’autres batteurs lors de festival. J’avais envie de refaire les choses qu’ils faisaient différemment de moi, ou que je ne faisais même pas. Tout ces petits éléments j’avais envie de les expérimenter.

C’était des batteurs d’un genre vraiment différents du votre ?

Shinya : Oui. Mais bien sûr tout ce qui ne me convenait pas je l’ai laissé de côté (rires).

Ah oui c’est évident (rires).

Shinya : Enfin quand même, au fur et à mesure des jours j’ai changé deux trois choses par ci par là. Et ça inclu l’agencement de ma batterie. Pour donner un exemple concret, quand notre dernière tournée au Japon a débutée, le responsable de la batterie m’avait dit qu’il fallait baisser autant que possible le siège. Il me disait que c’était mieux quand on joue du rock. Alors au fur et à mesure de la tournée je baissais ma chaise, et au final j’étais arrivé à jouer avec la hauteur minimum. Et puis lors de la tournée avec les Deftones, Abe (Cunningham) m’a laissé s’asseoir à sa batterie, et en fait la chaise était plutôt haute ! (rires). Alors je me suis dis qu’en fait c’était quand même possible avec une certaine hauteur… (rires). Le live juste après j’ai commencé progressivement remonter ma chaise.

En fait beaucoup de gens doivent dire beaucoup de chose bien différentes. Et toutes les théories sont défendables. Et puis on peut se dire que sans pour autant tout reprendre, il y a des choses qui valent le coup d’être au moins testées non ?

Shinya : Oui c’est ça. Et puis au final quoi que j’essaie, si je pense que ça ne me convient pas alors la prochaine fois je l’évite, et si au contraire ça me plaît alors je peux bien le garder. Et je suis du genre à penser que si je veux vraiment changer le son, alors je dois changer moi même pour que ca puisse prendre forme. Je veux petit à petit intégrer toutes ces choses.

Il doit y avoir des détails que vous n’avez pas du tout envie de changer non ?

Shinya : Ce que je n'aurais pas envie de changer…. Ca serait par exemple ma vitalité. Il n’y a que ça que j’ai envie de protéger. En dehors de ça, tout peut se changer je crois. En fait, en adoptant cet axe, je crois qu’il y a beaucoup de chose qui ont déjà bien changées.

Après tout le batteur est celui qui supporte en retrait. Il doit y avoir quelques personnes qui pensent que c’est celui qui surveille un peu tout le monde discrètement. Mais vous ne prêtez pas grande attention à ces remarques n’est-ce pas ?

Shinya : Oui tout à fait (rires). Il y a un risque que cela arrive quand on entre parmi les vétérans. Même si tout ne tourne pas autour de la surveillance, il y a aussi un risque de devenir un peu renfrogné, sobre. Et moi je ne veux pas devenir comme ça.

Dans un sens, vous ne voulez pas devenir un vétéran de la batterie ?

Shinya : Euh… oui c’est ça (rires).

Il vous est sûrement déjà arrivé d’imaginer qu’un jour vous finirez comme ça non ? La clope à la bouche, les manches du tshirt retroussées, et sortir des propos amers… (rires).

Shinya : Ah non, j’ai toujours détesté ça. Ce genre de chose c’est franchement stupide. J’ai décidé de ne jamais devenir comme ça, et je me le suis promis déjà à l’époque de ma jeunesse (rires).

Et une fois devenu comme ça, au final de moins de moins de personnes peuvent devenir un modèle pour vous. Mais même si quelqu’un suit les traces d’une personne qu’elle admire, au fur et a mesure des années et de l’expérience gagnée, elle finit aussi par devenir un vétéran.

Shinya : Oui je vois. Je dois trouver moi même ce que je veux faire, je dois continuer de construire mon style. Et pour ça je dois continuer d’absorber encore plein d’autres choses.

Bien entendu. C’est pour ça que la tournée à l’étranger, qui vous a tant enthousiasmé, était un élément important n’est-ce pas ? Et en même temps, en plus d’être une tournée riche en tant que musicien, c’était aussi une influence sur le plan personnel ? De la matière à penser, des valeurs… ?

Shinya : Oui sans doute. Je crois que j’ai réussi à prendre du recul sur moi-même, après avoir pu jouer à l’étranger. Au départ je n’avais pas du tout de recul. Simplement on finit par s’habituer.

Franchement le fait d’avoir participé au Rock Am Ring en 2005 pour votre première fois en Allemagne c’était vraiment le top pour commencer non ?

Shinya : D’ailleurs la première fois qu’on a joué là bas, je me suis dis que les musiciens étrangers étaient à la base bien différents de nous.

Dans quel sens ?

Shinya : Je me disais que les musiciens japonais n’étaient vraiment pas à la hauteur. C’est comme si les étrangers étaient déjà différents bien avant leur naissance (rires). Je voyais les musiciens étrangers comme des natifs venu d’un autre monde à cette époque (rires).

Mais au final ce n’est pas vrai ?

Shinya : Après avoir rencontré plein de personnes différentes, j’en suis venu à penser que ce n’est pas vrai. En fait les autres personnes en face sont aussi des êtres humains (rires). Je suis arrivé à cette conclusion lors de notre séjour à l’étranger. J’ai eu la chance de voir en vrai les autres sur scène, où de leur parler directement.

Et après avoir brisé ces a priori, vous étiez animé par un sentiment de curiosité.

Shinya : ah oui c’est ça.

Au sujet de votre ressenti pendant la tournée à l’étranger, vos fans japonais se représentent comment votre tournée se passe : pendant 7 jours d’affilé vous faites des concerts, chaque soir vous passez plus de 10heures dans le bus… tout cela est assez dur à s’imaginer. Alors je vous le demande directement, vous ne vous êtes jamais dit : " pourquoi s’infliger des choses aussi pénibles ? ".

Shinya : Non je ne me suis jamais dis ça. C’était très agréable en fait.

Est-ce vraiment agréable de passer sa vie à ne faire que du transport et des concerts chaque jour ?

Shinya : eh bien… Bien sûr si on fait que ça pendant des années et des années ça en devient pénible (rires). Et franchement, en 10 ans de carrière ca ne nous est jamais arrivé de vivre un tel rythme de vie, c’est quelque chose d’encore tout frais.

Et pendant ce temps, votre sentiment quand vous jouez au Japon a changé non ?

Shinya : Oui c’est vrai. Mais au Japon il y a toujours cette sensation agréable et ce fun. Plutôt que de se demander pour la prochaine tournée " Japon ? europe ? ", le plus important c’est que ce soit une tournée qui soit imprégnée de l’album. Au lieu de voir le fait qu’on soit en tournée au US juste avant, il faut plutôt voir le fait qu’on soit en train d’exprimer l’univers de l’album partout dans le monde.

Pendant votre tournée vous avez eu le temps de bien assimiler l’album The marrow of a bones ?

Shinya : Et bien… oui je crois (rires).

Y a-t-il encore des parties que vous n’avez pas encore bien assimilé?

Shinya : Oui, par exemple The IIID empire, qui est un morceau plutôt ancien. Mais je crois qu’au bout d’un an j’ai fini par tout bien assimiler. C’est ce que je voulais, et en continuant à jouer j’ai réussi il semble à aller encore plus loin.

A faire tout son possible on découvre des choses sur soi même, et de nouvelles possibilités s’offre à nous…

Shinya : Oui c’est vrai, et par exemple même sur les morceaux où on croit avoir tout exploré, je crois qu’on peut aussi appliquer cette façon de penser. C’est vrai pour tous les types de morceaux.

Bien sûr ! Et puis les chansons de The Marrow of a Bone sont encore toutes neuves alors elles seront encore sujet à plein d’autres changements…

Shinya : C’est vrai que rien qu’en un concert on peut avoir une approche émotionnelle tout à fait différente, et ça vaut autant quand on est au Japon que quand on est aux US. En fonction des morceaux, il arrive souvent qu’on ait des réactions qui nous reviennent qui peuvent être différentes du Japon. La première fois par exemple qu’on a joué Disabled complexes aux US, même moi j’ai eu parfois l’impression de découvrir des aspects de la chanson (rires). Le feeling est différent auJapon, et la façon de percevoir la chanson aussi.

Parmi les fans européens, cette chanson est clairement une chanson qui fait bouger. Elle est reconnu je crois, comme une chanson sur laquelle on peut danser.

Shinya : Oui oui ! Hier à Londres c’était le cas.

Votre performance à Londres était votre première fois, c’était un peu comme si vous étiez à la maison dans le sens où ce sont des fans qui vous ont attendu depuis un bout de temps. Alors que au Wacken Open Air c’est l’un des plus grands festivals métal et qui réunis 6 000 000 de spectateurs. Et vous jouez complètement en terrain non conquis.

Shinya : Ce n’est pas un problème, je suis impatient. En ce moment les festivals sont les plus agréables. C’est très stimulant. Jusque là on avait pas eu beaucoup l’occasion de pouvoir en faire, mais après si on fait que ça chaque année on risque peut être de perdre cette excitation (rires). Mais à l’heure d’aujourd’hui peu importe le festival, c’est toujours stimulant. Et à cette occasion il est essentiel de saisir cette excitation de jouer avec beaucoup d’autre groupes. Après c’est sûr que la première fois qu’on a participé à ce festival je me suis déjà dis qu’on avait aucune chance face aux européens (rires).

Dans le cas de la batterie, certains disent que ce qui définit les qualités pour jouer de cet instrument c’est la condition physique. Mais une fois que vous avez la conviction que ce n’est pas vrai, jouer de la batterie devient encore plus agréable qu’auparavant n’est-ce pas ?

Shinya : C’est vraiment un plaisir maintenant. Pendant la tournée des Deftones, j’avais pas mon set complet et à cause de ça ce n’était pas vraiment très amusant (rires). Mais bon dans les faits, maintenant je prends beaucoup de plaisir à jouer de la batterie.

Dans le futur, quel genre de développement envisagez vous concrètement pour l’étranger ?

Shinya : Il y a encore beaucoup de festival auquel on a envie de participer, et on a encore envie d’en faire. Pour ce qui est d’être tête d’affiche, que les gens passent de 1000 à 2000 ne fait sensiblement pas de différence. Bien sûr je ne voudrais pas que leur nombre baisse mais ce n’est pas dans l’intention non plus de le faire augmenter. Je en suis pas tellement impressionné par tous ces nombres.

Vous êtes à la recherche de l’excitation de jouer en terrain inconnu, mais un jour tous les endroits deviendront familiers. Et dans ce cas là vous perdrez le frisson que cela vous procurait non ?

Shinya : Que dire… On aura bien le temps d’y penser quand ça sera le cas (rires).

C’est vrai (rires). Au Japon débutera en septembre votre deuxième tournée de l’année : Tour07 Dozing green. Que comptez vous en faire ?

Shinya : On y a pas encore pensé (rires). Comme là on est encore dans la tournée européenne, on se concentre dessus sur tous les points. Mais ce qu’on a appris lors de cette tournée sera réinvesti lors de la prochaine, ca peut nous servir d’influence. On peut les reproduire.

Lorsque vous êtes en tournée en Europe je pense qu’il y a des moments où on est nostalgique du Japon, mais en revanche quand vous êtes de retour dans le pays, quand est-ce que vous vous dites " aah ça c’est bien le Japon… ".

Shinya : Lorsque je suis en train de jouer je ne pense pas vraiment ça ce genre de chose… Parfois il m’arrive me dire " les cris du public sont moins forts… ", des trucs du genre…

Mais êtes vous en train de provoquer vos fans japonais ? (rires).

Shinya : Non non ! (rires). Comment dire… je me dis ça dans le sens où : c’est ça le Japon !

En particulier dans le cas des US, lorsqu’on leur demande de faire du bruit, ils arrivent réellement à pousser leur voix. A chaque endroit des attentes différentes.

Shinya : Oui c’est vrai. C’est pour ça que après avoir parcouru l’étranger, j’ai été un peu surpris en revenant jouer au Japon en entendant les petits cris du public pendant les chansons, j’en ai même loupé le tempo un moment (rires). J’étais genre : " qu’est-ce que… ? ". Mais ce n’est pas que le Japon soit un pays calme, c’est plutôt qu’ils ont une voix qui pousse à l’étranger. Ils ont chacun a eux seul une voix énorme (rires). Il y a une façon de faire les concerts à la japonaise et c’est bien comme ça, on recherche pas forcement à reproduire les mêmes choses selon le pays.

Et comment sont les concerts au Japon ?

Shinya : Une fois habitué je me dis que ca pourrait être tout aussi bien de voyager en bus en Japon, mais… c’est pas la peine d’y penser (rires). Quand on fait une tournée ici, notre confort est vraiment au top comparé au bus, on a vraiment l’impression d’être en sucre. Et en fait on a un staff à qui on peut tout confier, on peut demander n’importe quoi à n’importe qui, ils s’occupent de tout ce qui est nécessaire. On est vraiment libre au Japon. Bien sûr c’est normal mais bon… Ca arrive que je me dise que si on faisait toujours à la façon japonaise, ça ferait de nous des gens capricieux dans un univers douillet. Ce serait bien si au final on évitait de devenir comme ça.

Si vous étiez dans les mêmes conditions qu’au Japon, ça perdrait de son attrait ?

Shinya : Il disparaîtrait oui ! ah.. je sais pas. Je crois que j’en ai un peu trop dit (rires).

Ah ah ah ! Mais on a l’impression que c’est ce qui vous apporte le bonheur de l’excitation quand vous êtes à l’étranger. Au final, pour que Dir en grey, qui a passé ses dix ans, continue d’aller vers l’avant, il était nécessaire qu’il commence une activité en occident on dirait.

Shinya : C’était nécessaire oui. C’est ce que je me dis pour le moment.




La prochaine interview sera celle de Kaoru

-koto-

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Published by Koto - dans Dir en grey
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