Lundi 17 novembre 2008

Merci à @liss pour m'avoir aider pour trouver les paroles.
Ensuite, j'ai juste un doute sur une phrase (que j'ai marqué d'une étoile) parce que je suis pas certaine des kanji, ça me parait quand même bien bizarre.
Et pour la traduction du titre, je suis pas sûre de moi. Le "tote" me pose une petite colle grammaticale. J'ai au moins 6 sens différents dans mon dico... huh


我、闇とて

限られた時間の狭間で風に染まり
立ち止る俺は誰?
有り触れた言葉の狭間で壊れていき
繰り返す此処は何処?

意志を闇に染て
息を断つ事も簡単で・・・だけどまだほんの少し君に触れていたい
生きる事を許してくれますか?

ある日差しの強い朝、目を開き涙が初めて意味に触れられた気がしたんだ
傍に君が居ると何故だが悲しい
一つになれないのは何故?
手を開き 壊れそうな言葉でも、ただ一つでもいい
その胸に突き刺さる程の刃を心にくれ

代償の儚さ 熟れていき 
ただ闇とて
夕暮れ がなり立てる

ある日差しの強い朝、目を開き涙が初めて意味に触れられた気がしたんだ
傍に君が居ると何故だが悲しい
一つになれないのは何故?
手を開き 壊れそうな言葉でも、ただ一つでもいい
その胸に突き刺さる程の刃を胸に

忘れてしまえば人は変われるもの?
忘れても、変われても、君でもない事も
正しい価値さえ 冷酷に見えて
せめて今を声に変えて
明日の条件

優しすぎる悲鳴、愛は形を変えて
苦しさも忘れ自分も忘れて
だけど今は 噛み締めて流れる証と・・・
正しい価値さえ 冷酷に見えて
せめて今を声に変えて
明日の条件

生きるという名の証を・・・


Ware, yami tote
(moi en temps que ténèbre)

Alors que je m’imprègne du vent au beau milieu d’un espace de temps délimité,
Immobile debout, qui suis-je ?
Je suis en train de me détruire, au beau milieu d’un espace de mots banals
Encore cet endroit, où est-ce ?

J’imprègne de ténèbres ma volonté
C’est facile de couper mon souffle… pourtant j’ai envie d’être encore un peu touché par toi
Me pardonnera tu le fait que je sois en vie ?

Un matin de soleil radieux, j’ai ouvert les yeux et pour la première fois j’ai eu l’impression que mes larmes ont été effleurées d’une signification
Pourquoi est-ce que je suis triste quand tu es à côté
Pourquoi ne peut-on pas faire qu’un ?
Même si ce sont des mots prêt à être brisés, rien qu’un seul dans ma main me suffirait
Donne à mon coeur une lame telle qu’elle transperce ma poitrine

L’inutilité d’une compensation continue de mûrir,
Seulement à cause des ténèbres
Au couché du soleil, je crierais de toute mes forces

Un matin de soleil radieux, j’ai ouvert les yeux et pour la première fois j’ai eu l’impression que mes larmes ont été effleurées d’une signification
Pourquoi est-ce que je suis triste quand tu es à côté
Pourquoi ne peut-on pas faire qu’un ?
Même si ce sont des mots prêt à être brisés, rien qu’un seul dans ma main me suffirait
Donne à ma poitrine une lame telle qu’elle la transperce

Les gens peuvent changer s’ils oublient ?
Même si tu oublies, même si tu changes, ce n’est même plus toi
Je vois aussi ces bonnes valeurs comme quelque chose de cruel
Au moins, je peux transformer le présent en voix
C’est mes conditions pour un lendemain

Les cris sont si doux, l’amour change leur forme
En oubliant la douleur, je m’oublie aussi
Pourtant à présent, la preuve que je savoure s’écoule*
Je vois aussi ces bonnes valeurs comme quelque chose de cruel
Au moins, je peux transformer le présent en voix
C’est mes conditions pour un lendemain

Je veux la preuve qu’on appelle vivre…




Mon interprétation (si ça intéresse lol):

C'est une chanson que Kyo dit avoir écrit pour ceux qui écoutent, et ceux qui viennent aux concerts.
C'est vrai qu'on peut très bien imaginer ça.
Rien que dans le premier couplet, je pense qu'il parle de lui sur scène (temps délimité, être debout dans les ténèbres, dans le même endroit...), ou quand il dit qu'il ne cherche pas de compensation, et qu'il criera de toute ses forces dès le soir venu (au concert). Et finalement, il parle d'un rapport douloureux avec son public, dans le sens ou il est forcement en train d'exprimer de la souffrance quand il est sur scène. Il souffre mais au moins il peut chanter (transformer le présent en voix), et c'est sa condition pour continuer de vivre. Souffrir c'est une preuve qu'on est en vie.


J'ai voulu commencer par Vinushka.. mais mon dieu... c'est difficile. J'ai du changer au moins 50 fois le sujet de mes phrases.. lol
+Koto+

Par Koto - Publié dans : Dir en grey
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Vendredi 14 novembre 2008

Ca c'est pour Celia!
Unsraw.


桜の涙
見上げた夜に ずっと待ち焦がれている筈
時空を越え   届けこの葬よ...
翔く その闇を裂き ずっと輝き続け愛し過ぎた
儚く その命燃やす 赤き日に 永遠の幸を...
隠した涙 は はらりひらりと
溶込み 昇華されてゆく...
今更 遅い餞は届かない
この先も  もう二度と...
何を 其処に見て 信じていた?
沈む声が 薄れ掻き消され ただ
「痛い」
透明な海が黒く淀む頃
今から底へ逃げても 明日は来ないだろう
翔く その闇を裂き いつか[祈り]が君に届く様 ずっと
輝く その羽広げ   遥か彼方へ    あの約束を...



Les larmes de sakura

Tu doit être là à m’attendre dans la nuit que j’observe
Ces funérailles te parviennent-elles, en traversant l’espace et le temps?
Je vole et transperce les ténèbres, tu continues de briller et je t’ai trop aimé
Cette vie éphémère se consume. Je donne à ces jours pourpres un bonheur pour l’éternité…
Les larmes que je cachais jusque là débordent, et se subliment…
Je ne peux plus te remettre mon cadeau d’adieu maintenant.
Ni plus tard. Plus jamais…
Qu’est ce que tu regardais en toute confiance juste ici ?
Ma voix qui décline, s’étiole et disparaît.
Seulement un : "  j’ai mal "
La mer autrefois clair devient une eau stagnante et noir
Même si je m’y enfuis maintenant, je n’aurais sûrement pas de lendemain
Je vole et transperce les ténèbres, pour qu’un jour ma prière te parvienne
Déploie tes ailes lumineuses, pour aller vers le lointain. Fait moi cette promesse...






En passant, j'ai trouvé le booklet Garuda de Dir en grey.
traduira.. traduira pas... traduira... traduira pas....

+koto+

Par Koto - Publié dans : Unsraw
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Jeudi 13 novembre 2008

Rooh ça fait du bien d'updater sa traduction en moins de 2 minutes... c'est nouveau pour moi. Bref! La suite! la suite!


Interview Toshiya - GIGS décembre 2008

Vous vous êtes rajouté des obstacles à vaincre, en temps que bassiste dans l’album, et dans la façon de faire la musique aussi, non ?

Toshiya : Je voulais faire des riffs qui ravivent les compositions. Chaque partie contient une approche, et la basse dedans ne doit pas gêner. Il ne doit pas y avoir de friction, ou un truc du genre (rires).

Je vois ce que vous voulez dire. Cette fois, la guitare et la batterie attaquent avec des riffs très divers. Il faut réfléchir à quelle approche donner à la basse.

Toshiya : En clair, oui c’est ça. Je pense qu’il faut faire quelque chose qui fonctionne en temps que groupe, mais tout en incluant ce que j’ai envie de faire.

Vous êtes allé jusqu’à la forme ultime en ce qui concerne les parties où vous supportez le morceau et le son. Parce qu’il y a aussi des parties où c’est la basse le noyau du morceau.

Toshiya : Peut être. En fonction des morceaux, j’ai une façon de jouer voyante, et c’est aussi le cas quand je ne joue pas, ça fait partie de mon jeu.

A quel moment fixez vous le son de basse ?

Toshiya : C’est en tout dernier dans le mastering. On décide d’abord du son des guitares et de la batterie, et en tout dernier la basse. Et comme on voulait pour cette fois, quelque chose de propre, je pensais qu’il fallait mieux ne pas avoir un son trop bas. Mais une fois mis en forme, ça faisait vide. On a envisagé refaire le mastering. Et j’ai demandé à avoir un son bien plus grave.

A la base, vous aimez un son de basse bien contrasté non ?

Toshiya : Cette fois ci, oui c’est un son contrasté.

Pourtant, la partie " claire " du son a été effacée, pour laisser sortir les ondes des riffs au son grave.

Toshiya : C’est ce qu’on a cherché à faire pour certaines parties. J’ai eu envie d’avoir une approche différente par rapport à avant. Arrêter d’avoir un son clair, pour aller vers un son qui prend au ventre. Mais, il y a déjà les guitares qui sortent sur une fréquence basse. La basse ne peut pas descendre aussi bas, alors je me contente de la zone au dessus. Et puis, quand la batterie attaque avec un kick, je mêle la basse et grâce à ça, on a un large éventail de sons. On a un éventail moyen seulement pour la basse.

Pour en revenir aux riffs, il y a eu aussi des changements. On dirait que vous avez intentionnellement raccourci votre Obli (obligato bass ?) avec lequel vous avez utilisé les frettes les plus hautes.

Toshiya : En effet. Il n’y en a pas tant que ça. Ca dépend des morceaux mais lorsque j’ai ajouté l’obli avec des " frettes hautes ", c’était dans l’intention de mettre en valeur la guitare. Je ne peux donc pas trouver les mots de façon précise, mais c’est peut être vraiment l’exemple d’une basse calme. C’était quelque chose de très intéressant pour moi malgré tout. Comparé à The marrow of a bone, il y a plus de variations.

Par exemple, il y a du slap dans Stuck Man, des riffs en unisson avec la batterie…

Toshiya : Oui ! Mais je ne dois pas jouer trop de basse (rires). Cette fois ci, c’est du simple, il ne faut pas trop en faire, mais tout en s’affirmant. Je pense être dans cette direction.

La basse construit l’ensemble d’une ambiance. Les riffs où il y a le bruit de frettes est plutôt efficace dans la chanson Vinushka.

Toshiya : Ce n’est pas le bruit de frettes, c’est une distorsion ajoutée puis retirée. C’est pour ça que la basse passe au travers brusquement. Dans tout les cas, j’ai eu envie de supporter les morceaux, faire un bon album. C’est pour ça que j’ai fais le point sur mes capacités, et j’ai choisis de faire quelque chose de simple. J’exagère mais, on pourrait dire que ça ressemble aux principes d’arts martiaux. Comme si j’utilisais la force de mon adversaire. Comme Hokuto no ken en fait (rires).

C’est un surhomme ça  (rires). Par Ware yami tote, la simplicité est facile à saisir. On se demande jusqu’où vous allez étirer votre son, où vous allez le couper. Et finalement là où tout devait se transformer en riffs, vous vous retirez. Vous fabriquez une ambiance sur toute la chanson. Ah.. quel jeu !

Toshiya : Vous avez aimé (rires) ? Je suis content. Le meilleur effet avec la basse, c’est la pause. Dans le fait de cesser le son, il y a le fait de casser la vibration, et d’en recommencer une autre. Ca peut décider d’une ambiance pour une chanson. C’est intéressant, la basse.

Vous avez une ligne de basse vraiment mélodieuse.

Toshiya : Oui, mélodieuse. J’ai toujours aimé les lignes de basse qui chantent. Je voulais faire chanter ma basse d’une façon différente par rapport à avant. C’est pourquoi je suis très content que vous ayez noté ce détail.

Dans Inconvenient ideal, on ressent bien la ligne mélodieuse. Doukoku to Sarinu est une chanson agressive et pourtant votre basse reste mélodieuse.

Toshiya : En effet. C’est un instrument qui permet d’être mélodieux tout en marquant un rythme. Et j’ai envie d’aller et venir dans les deux directions. Dans Stuck Man, je me rapproche du côté rythme de l’instrument. Dans Doukoku to Sarinu, je fais les deux. Alors que je construis une mélodie, je dresse un mur en coopération avec la batterie. Et pour le final, il y a un riff qui monte rapidement. Dans Vinushka, avec toute ses phases, j’ai choisis de ne pas faire trop de riffs changeants. Le chant est le principal, et la guitare crée la mélodie. La batterie occupe le noyau de la chanson, et la basse doit être là pour fortifier, mais à côté. C’est pour ça que j’ai choisis de ne pas inclure de riff trop présents et énergiques.

C’était une épreuve pour vous, pour arriver jusqu’à cette approche ?

Toshiya : Plutôt qu’une épreuve, c’était plein de souffrances oui (rires) ! Red soil était aussi une souffrance. Même si ma basse est absente dans le premier couplet, je me disais " n’en fais pas trop ". Mais ça ne se limite pas qu’à cette chanson, c’était partout un lot de souffrances. Je pense aussi parfois qu’il faut que ça claque mais, écouter un groupe où toutes les parties sont changeantes… ça doit être pénible (rires). J’ai voulu du simple, mais pour moi, c’est une approche qui m’a permis d’ouvrir de nouvelle choses. C’est par la basse que j’ai réussis à le faire.


+koto+

Par Koto - Publié dans : Dir en grey
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Mercredi 12 novembre 2008

J'ai été rapide hein! La motivation a parlé. Cependant, je me suis sentie moins à l'aise sur la toute fin. Parce que Kyo parle quand même de choses abstraites, et j'ai toujours peur d'être à côté.

J'ai jamais été aussi pressée de lire des paroles de chansons
 .

Ne ressentez-vous pas un sentiment de fierté du fait d’avoir achevé un album tel que Uroboros?

Kyo : Avant tout, c’était pénible. J’ai en effet ressenti un sentiment d’achèvement chaque jour, je le ressens toujours. Mais cet album n’en finissait pas, sur tous les plans (rires). Même l’enregistrement du chant a pris trois fois plus de temps. J’ai été rapide pour trouver l’univers et écrire les paroles, mais l’enregistrement en lui même prend du temps. En plus, je rentre dans l’univers de la chanson autant que possible, puis j’en ressors lors des arrangements minutieux. On arrange avec un léger « level mixage ». Rien que ça change complètement l’atmosphère de la chanson, c’est pourquoi j’y mets un soin particulier
.
 Aviez vous un thème, un idéal, en temps que chanteur pendant que vous faisiez les chansons ?

Kyo : C’était confus au début, mais j’avais l’idée de vouloir faire un album de cette sorte. Plus que de vouloir faire un album avec l’atmosphère et l’ambiance de nos concerts actuels, je voulais venir avec quelque chose de nouveau. Quelque chose que seul nous pouvions faire.

Je pense que vous vous êtes surpassé en temps que chanteur. Grognements, murmures, clean, déformations, sifflements de voix… en un morceaux il y a toute une palette de sentiments qui ressortent. Bien plus qu’avant. A la première écoute, j’ai ressenti de l’écrasement. Comme si on avait aspiré toute mon énergie.

 Kyo : Quand je relève un défi en utilisant des couleurs qui sont 100% moi, j’ai plus envie de faire quelque chose qui soit bien moi, que de partir en voulant faire mieux qu’un autre. C’est un challenge envers moi même. Et puis je n’ai pas fais exprès d’élargir l’éventail de chant, j’ai utilisé le type de voix qui collait le plus à la scène que décrivent les paroles. J’ai tout fais de la façon la plus naturelle. Même pour la mélodie, car il existe ce mauvais stéréotype bien japonais : « mélodie A~ mélodie B~ refrain ». Mais moi je n’utilise pas ça, je ne construis pas ma mélodie sur le modèle : refrain- mélodie A… J’ai beaucoup de mélodies qui sont sorties en une seule fois. J’avais envie que l’ambiance et la façon de relier les parties entre elles soient fait de façon naturelle, donc il n’y a pas d’incohérence dans les chansons. Sans que rien ne soit superficiel, la mélodie s’écoule et s’enroule. J’ai trouvé le rendu bon, selon moi. Et j’ai crée la partie chant en utilisant la bonne intonation de voix, correspondant à la scène chanté. De la sorte, j’ai crée sans inclure de l’inutile. J’ai ouvert le « couvercle » et j’ai sorti tout ce que j’avais, le max.

Le morceau qui a pris le plus de temps à l’enregistrement ?

Kyo : Tous, vraiment. On n'avait pas le temps, et trop de voix à mettre. J’ai du chanter facilement 8 heures par jour, chaque jour. J’étais épuisé mentalement (rires).

 Il y a aussi beaucoup de personnages qui entrent en scène dans vos chansons, vous devez utiliser votre voix de façon judicieuse pour transmettre l’univers de vos paroles.

Kyo : Il y en a beaucoup. Il y a des personnages doux, d’autres offensifs, il y a beaucoup d’êtres différents. Mais les paroles sont écrites avec l’inspiration donnée par les morceaux. Je décide de chanter avec la voix qui correspond à la scène, et les paroles s’adaptent aussi. Si j’écris les paroles avant, elles seront en contradiction avec le morceau, alors je ne peux pas.

 A la fin de Vinushka, il y a un joli chœur, une belle harmonie. Vous avez fait toutes les voix seul ?

Kyo : Oui, tout ce qu’on entend vient de moi. Lorsqu’on écoute l’album, on se demande combien il y a de personnes. Mais en vérité, j’en ai ajouté bien plus, il y a des voix à des endroits qui sont assez difficiles à entendre, il y en a beaucoup.

  L’album est déjà joué en concert. Il y a Sa Bir, ensuite Vinushka qui dure pas loin de 10 minutes. Vous ouvrez par un climax, grâce à ce morceau. La pièce maîtresse se trouve normalement au milieu de l’album, non ? Est-ce que le fait qu’il soit au début a un rapport avec le contenu des paroles ?

Kyo : Peu importe l’ordre des chansons pour moi. Mais comme on doit choisir, je me suis tout de suite dis que cet ordre serait bien. Je le vois comme une bataille où, en finissant, boum ! Sa bir ouvre sur un monde. C’est comme ça que se constitue l’album. Sa bir nous fait plonger en profondeur, et on se demande comment sera le prochain endroit qui va s’ouvrir à nous. Et pour ça, ça ne pouvait être que Vinushka. Le noyau de l’album est déjà sorti, les personnes qui arrivent à le surmonter auront franchi une grande montagne, seuls ceux qui ont réussi pourront continuer. C’est très Uroboros comme façon de voir. On ne peut pas rentrer dans cet album par hasard, sans effort. Même au niveau des paroles, les nuances que je possède ressortent pratiquement toutes dans Vinushka. Pas de demi mesure. Et pour finir sur l’ordre des chansons, la dernière c’est Inconvenient ideal. Avant même qu’on réfléchisse tous ensemble, j’avais déjà décidé que ce serait comme ça. Et comme on est tous allé dans le même sens, on a choisi de la mettre à la fin.

Par Vinushka, on ressent une peur encore inconnue. Mais l’album ne se limite pas à la rancœur et la haine

.Kyo : En effet. Chaque chanson a un message mais ce n’est pas un tout. Quand on a fini d’écouter les 13 chansons, les riffs qui ont marqués, la douleur et la lourdeur des sensations restent à l’esprit, mais ça ne se limite pas qu’à ça. On garde aussi une impression de douceur. J’avais envie d’écrire dans cette direction. J’écris des paroles, mais ce que je vise à produire, c’est un arrière-goût. Par exemple, il y a des CD où, peut importe combien les paroles sont lourdes, on ne ressent rien à la fin de l’écoute. Alors qu’on peut écrire des paroles douces, et ressentir une tristesse après avoir écouté le CD. J’avais envie de faire passer des choses aux autres en utilisant plusieurs sensations d’arrière-goût. C’est dans cet état d’esprit que, pour chaque paroles, j’ai laissé un sentiment d’incomplétude, où une difficulté à comprendre. Après, je fais en sorte qu’à un seul moment dans la chanson, les paroles rentrent bien dans l’oreille. A part ça, elles ne sont pas mises en avant. Je l’ai fais dans le but d’avoir une image qui arrive facilement à l’esprit, quand on a écouté la totalité de l’album. Les paroles ne contiennent pas de la haine et de la rancœur, elles montrent un monde qui s’est ouvert et qu’on observe des profondeurs. Ca a beau être le même ciel, qu’on le regarde au milieu d’une plaine de campagne ou d’un endroit enfoui dans les abysses, la façon de regarder, de ressentir les choses, sera différente. Le Kyo de Dir en grey a choisi de regarder le ciel des bas fonds. Et laisser un sentiment d’arrière-goût. Les paroles contiennent du désespoir et de la colère, pourtant, quand on a tout écouté, bizarrement ce n’est pas le désespoir qui reste. Je ne l’écris pas de façon explicite dans mes textes, mais on ressent une image de force et un grand désir d’aller de l’avant.

Dans votre derniere interview pour Glass skin (octobre 2008), vous disiez utiliser un point de vue aérien (d’en haut). Du coup, cette façon d’écrire ne produit pas des paroles qui rendent un point de vue en hauteur.

Kyo : Les humains évoluent tant qu’ils réfléchissent autant que possible non ? Même si on lui dit qu’il fait une erreur et qu’il vaut mieux arrêter, l’humain ne réfléchit pas. Si nous même on reconnaît avoir fait une erreur, alors on y pense et on grandit aussi. Je l’avais déjà dis pour Glass Skin, ça doit faire un peu trop « sermon ». J’aimerais bien qu’on se dise que c’est bien fait de cette façon, à un niveau émotionnel. Je chante les paroles pour moi même, mais je serais content si j’arrive à faire réfléchir sur quelque chose. Là où il y a un message que j’ai eu envie de faire passer, c’est sur Ware yami tote. C’est une chanson d’amour, et on pourrait croire que je chante pour une personne en particulier, mais c’est une chanson destinée à ceux qui écoutent, et ceux qui viennent aux concerts.

  Et qu’est-ce qui vous a poussé à transformer ça en chanson ?

Kyo : Le sentiment qu’on a eu lors de rejets, ces petites choses qui naissent de l’inconfort. Ce genre de choses nous arrivent encore maintenant, mais le rejet ne représente pas tout. Il y a aussi le sentiment qu’on peut faire naître des choses nouvelles avec ce qu’on nous a donné. On peut avoir une vision différente, et ça devient intéressant. J’ai beaucoup d’émotions différentes en moi.

   La manière de faire les titres a aussi un peu changé. Est-ce que vous partez du titre pour dire quelque chose? C’est un point de départ pour amener une réflexion ?

Kyo : Les morceaux ont eux même un fort univers, qu’il soit restreint ou alors très vaste. Je ne veux pas donner un titre qui fixerait une idée, à un morceau qui était libre. Je n’aime pas le fait qu’on puisse se faire une idée de la chanson rien que par le titre. Ca doit être plus libre. Il y a des émotions plantées dans un environnement que j’ai crée. J’intègre tout, j’harmonise les paroles avec le morceau. Quand je pense avoir réussi à faire quelque chose de nouveau et d’unique, alors le nom vient. 

Alors que tout est lié en ce qui concerne les paroles, qu’en est-il pour le titre de l’album, UROBOROS ?

 Kyo : C’est Kaoru qui l’a trouvé ce mot, et j’ai aimé sa résonance. Et en comprenant sa signification, c’est encore mieux. Le titre s’intègre bien avec l’univers plutôt puissant de l’album. Uroboros n’est pas sphérique, mais à une image ovale. Dans UROBOROS, il y a définitivement un sentiment de mouvement

 


Désolée pour la qualité du français... hehe

+koto+
Par Koto - Publié dans : Dir en grey
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Mercredi 12 novembre 2008

Interview de Shinya, plutôt sympa. Shinya parle en plus, donc bon.. cool quoi.
Je tiens a préciser pour ma gloire perso que je connais pas grand chose en batterie, et que tous les petits termes techniques (même simples) semés à droite et à gauche sont le résulat d'une souffrance wikipédiatesque.

Merci la charmante personne qui m'a envoyé le scan, Louise.
Et merci à Silveric, charmante personne numéro 2 qui m'a envoyé les 12 autres pages.........

 

Shinya interview GIGS

Il ne peut ressembler à aucun autre batteur. C’est une des saveurs de Dir en grey.

 Je disais déjà, un peu de façon perso, que votre approche de la batterie avait changée, et l’album m’a permis enfin de le confirmer (rires).

Shinya : En quelques sortes (rire). Je change en fonction du morceau, pour la chose la plus appropriée. 

 Vous ne marquez presque pas de rythme conventionnel.  Vous jouez 8 beats pour l’intro de « bugaboo », et à côté de ça, vous avez une construction anormale pour tous les autres morceaux.

Shinya : En principe, oui c’est ça.

 Finalement, c’est en parcourant le monde que vous en êtes arrivé là ?

Shinya : Non, j’avais déjà une approche anormale je crois (rires).  A vrai dire, ça remonte à 1ou 2 ans lorsque j’ai commencé à y penser, à me dire que je devrais me concentrer sur cette approche. J’aime depuis longtemps les approches différentes, mais je suis resté sur une façon de jouer simple. Et après, j’ai absorbé des riffs assez originaux quand on a tourné dans le monde.

 En effet. Si on regarde un peu l’estime qu’on donne aux batteurs à l’étranger, , on lui portera un grand respect si son jeu est peu ordinaire. Le critère est : « Quelque chose auquel personne n’a pensé avant ».

Shinya : Ah bon ? ! En vérité, on se dit tous les uns envers les autres : « mais comment il fait ce riff ? » « c’est quoi ça ? » (rires). Et maintenant je pense que les choses « anormales » sont seulement notre originalité propre. A partir de là, j’ai voulu creuser dans cette direction de façon plus marquée. Je ne m’étais pas engagé aussi loin dans cette voie pour  Marrow of a bone.

 Vous avez délibérément voulu adopter un riff différent ?

Shinya : Non, j’avais déjà cet état d’esprit différent à la base. On peut dire que c’est un retour aux sources pour cet album. Jusqu’à récemment, je me disais que je pouvais choisir de mettre l’importance sur le groove et le sobre, mais j’en suis venu à penser que, plutôt que de me laisser de côté, je pourrais tout aussi bien retourner aux sources.

 J’ai été bluffé de voir comment vous arrivez à sortir diverses émotions avec votre batterie. Cette fois, ça saute aux yeux que la structure des morceaux se développe avec des heurts marquant une sorte de surprise. Comment faites vous pour créer un riff arrivant à capturer ces sensations.

Shinya : Ce sont des riffs qui me viennent à l’esprit, en écoutant tout naturellement. Dans cet album, les évolutions dans les morceaux sont nombreuses, et j’ai pensé à pleins de riff différents. C’est les morceaux qui l’ont provoqué. C’est pourquoi il y a davantage de riffs bizarres par rapport à avant. Seulement, on a pas eu beaucoup de temps jusqu’à la période d’enregistrement (rires). Les riffs me venaient dans la tête mais je n’arrivais pas à bien les saisir jusqu’au moment où il fallait vraiment le jouer. Pendant la pré-prod, je venais tout seul répéter en studio, et j’ai recommencé encore et encore.

 Vous avez composé les riffs en ayant à l’esprit l’image de votre batterie de concert?

Shinya : En effet. Je compose en prenant en compte mon set, c’est indispensable pour composer, même en terme de nombre d’éléments. Il y a pas mal de riffs où je vais me retrouver à dire : « Je ne peux pas jouer si le set n’est pas placé de telle façon ». Je pense que c’est facile à comprendre pour les riffs où j’ai utilisé une batterie Rototom. Ce setting est indispensable pour les jouer .

 Je comprends oui. On voit que c’est important que, pour un riff, il y ai une résonance et un grain, et définir clairement le son et la place des cymbales.

Shinya : En parlant de place, c’est pareil pour les toms. On les a défini plus précisément après. En fonction des morceaux, on a du changer la configuration du setting. En fait, quand on est en position d’écouter, tout s’inverse. C’est un cas particulier mais bon... Si on a été aussi pointilleux sur la position pour cette fois-ci, c’est parce que je voulais qu’on puisse ressentir l’image de mon set de batterie rien qu’en écoutant l’album.

 En plus, ce qui est compliqué, c’est qu’on est du côté du spectateur qui regarde.

Shinya : Oui. Je ne parle pas de la position de celui qui joue, mais de celui qui écoute. C’est pourquoi je pense que c’est facile de s’imaginer mon set quand on écoute les morceaux. L’enregistrement de Dozing green était le même que le single, mais pour l’intégrer dans l’album j’ai corriger les emplacements.

 Ca ne se limite pas qu’au set de batterie, on peut aussi vous voir jouer. Mais parfois on entend tellement de son de batterie, qu’on se demande si vous n’avez pas joué en plusieurs prises studio (overdub).

Shinya : Au milieu de Ware, Yami tote, j’ai moi même ajouté du conga et des percussions, pour que ça colle à l’ambiance. Il y en a aussi au milieu de Reiketsu naiseba. Ce sont les deux seuls endroits où j’ai fais du overdub, le reste est en une seule prise. La batterie est donc pas mal sollicitée, même quand la chanson est calme.

 On entend aussi votre façon d’utiliser la grosse caisse (kick). Même si vos mains gardent le même mouvement, vous allez modifier la cadence du kick.

Shinya : A partir du moment où les kicks me viennent à l’esprit, ce n’est pas une partie sur laquelle j’ai énormément réfléchis à l’utilisation. L’enchaînement dans Red soil n’avait jamais vraiment été fait jusque là, mais malgré tout, c’est quelque chose qui est venu de soi (rires). Depuis longtemps, les choses qui me viennent en tête ne sont jamais une source de difficultés. Mais je me retrouve souvent devant un mur lorsque je me demande comment je vais le jouer en direct.

 Et dans ce sens, quel morceau est le plus compliqué ?

Shinya : Dans le pont (bridge) de Glass skin,  je combine la charleston et la ride. Je peux m’embrouiller dans l’ordre de frappe des mains. Sur ce plan, c’est pareil pour tous les morceaux en fait (rires). Mais pour ce cas là, ma tête se fatigue. J’ai eu du mal à me souvenir de Vinushka. La structure de la chanson est horrible ! Elle change au fur et à mesure, et même dans les parties, il y a des sous parties différentes. J’ai eu beaucoup de mal à l’intégrer concrètement. Cette chanson a pris forme réellement lorsqu’on en était à la deuxième moitié du travail sur l’album. C’était le tout dernier des derniers murs à franchir. Toute l’horreur de cet album m’aura bien pénétré jusqu’au corps. En revanche, Gaika, Chinmoku Ga Nemuru Koro a le tempo (DPM228) le plus rapide que j’ai pu jouer, et j’ai eu du mal physiquement. C’est un blast beat. Quand j’ai réussi à jouer ça, j’ai senti avoir progressé.

 On a bien conscience que votre façon de jouer a changer en écoutant ce morceau. On peut dire que vous vous êtes rapproché d’une forme de perfection.

Shinya : Une forme de perfection, non je ne crois pas. J’ai juste exploré mes limites actuelles. J’ai un jeu qui ne peut ressembler à aucun autre batteur. Je le fais en me disant que c’est peut être une des saveurs de Dir en grey.


Ceux qui commentent peuvent voter pour qui sera le suivant.
+koto+
Par Koto - Publié dans : Dir en grey
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